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Les traders de la Société Générale seraient mal payés
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Source : Diagnostic Expertise ( 28/08/09 )

Les traders de la Société Générale seraient mal payés
Des traders mal payés et des patrons qui s'octroient des salaires mirobolants, serait-ce une réalité à la Société Générale ? C'est en tout cas ce que l'on peut lire aujourd'hui dans les pages du Parisien / Aujourd'hui en France.
Ce vendredi 28 août, le quotidien rend public l'existence d'une note interne présentée en juin 2009 au comité central d'entreprise de la Société Générale selon laquelle une grande partie de ses traders s'estimeraient sous-payés. Ce rapport réalisé par le cabinet Technologia pour le compte de la banque n'avait pas vocation à être diffusé (ni les salariés de la banque ni même les traders concernés n'ont pu en prendre connaissance).
Avant l'été, près de 33% de l'effectif de la banque, soit quelques 800 personnes, avaient eu à répondre à toute une série de questions. D'après Le Parisien qui dévoile ce matin le rapport rédigé à partir des résultats de ce questionnaire, une large majorité des traders de la Société Générale toucheraient un salaire mensuel avoisinant les 1.500 euros. Pas encore le seuil de pauvreté donc mais bien loin des sommes astronomiques évoquées en pleine crise des subprimes (ces prêts immobiliers à risque américains) et qui ont encore cours au sein d'autres groupes financiers, notamment à l'étranger. Seul 13% de ces derniers gagneraient plus de 5.000 euros par mois.
Outre un salaire moindre que ceux pratiqués par la concurrence, les traders de la Société Générale regrettent que leurs dirigeants ne soient pas soumis au même système. Pour l'exercice 2008, Frédéric Ouéda, le directeur générale de la banque s'est vu verser un salaire fixe de 612.700 euros. Une belle somme si l'on prend en considération que ce dernier n'est entré en fonction qu'en mai 2008.
Autre dysfonctionnement mis en avant par les traders du groupe, le manque notable de transparence en ce qui concerne le versement de leurs bonus. Si, dans d'autres pays de l'Union européenne, les primes et rémunérations variables sont fixées en fonction des résultats, en France elles sont déterminées par les hautes instances de chaque banque de manière totalement discrétionnaire. Une situation qui ne devrait toutefois plus perdurer au regard des engagements pris récemment par les banquiers devant le Chef de l'Etat (voir notre article à ce sujet).
Source : Diagnostic Expertise ( 28/08/09 )
Alix Guinet
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