Selon les dernières constatations d'Empruntis, les taux de prêt immobilier semblent s'être globalement maintenus au cours du mois de novembre 2011. Si d'infimes baisses ont également pu être relevées, le courtier en ligne privilégie toutefois le scénario d'une remontée des taux à plus ou moins court terme.
D'une manière générale, les taux de prêt immobilier ont enregistré en ce mois de novembre un repli de l'ordre de -0,05%. Pour la porte-parole d'Empruntis, Maël Bernier, cette évolution relativement limitée ne constitue en rien une réelle tendance et ne doit être considérée que pour ce qu'elle est, à savoir un mouvement éphémère alimenté par la simple mise à niveau de l'un des grands acteurs du marché. « Ces baisses résultent seulement du retour dans le marché d'un grand réseau qui était totalement sorti et qui a appliqué début novembre des baisses de 0,25% qui lui ont permis de se placer à nouveau dans les barèmes bancaires moyens des autres banques », souligne ainsi Maël Bernier.
Dans le détail, un candidat à l'achat immobilier peut aujourd'hui se voir proposer un prêt immobilier sur 15 ans au taux moyen de 4,00%. Pour un emprunt sur 20 ans, il faudra compter sur un taux moyen de 4,25% alors que celui-ci s'établira à 4,45% si le prêt est souscrit sur une durée de 25 ans.
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Conscient que les mouvements observés en novembre ne doivent pas être généralisés, Empruntis estime qu'un retour à la hausse constitue à plus ou moins court terme le scénario le plus probable pour les taux de prêt immobilier. Si la perspective d'attirer de nouveaux clients incitait jusque-là les banques à pratiquer des taux plus ou moins attractifs, ce n'est désormais plus le cas. Selon le courtier, l'incertitude entourant l'avenir du PTZ+ pousse en effet les ménages à précipiter leur projet et à se ruer sur ce prêt immobilier à taux zéro avant qu'il ne soit modifié (pour en savoir plus sur la réforme du PTZ+ 2012). Cumulée à la hausse de l'OAT (indice servant de référence aux taux fixes) et aux tensions économiques actuelles, cette situation autorise dès lors Empruntis à prévoir « à plus ou moins court terme des hausses des taux des crédits aux particuliers ».