L'assurance contre le décès et l'invalidité
Une assurance quasi obligatoire
Même si l'assurance décès invalidité n'est pas obligatoire légalement, aucune banque n'acceptera de vous prêter de l'argent sans cette assurance. En pratique, elle est donc incontournable. C'est une garantie pour la banque mais aussi pour vous. Vous êtes assuré qu'en cas de décès, vos héritiers n'auront pas à payer le prêt. En cas d'invalidité, vos revenus peuvent diminuer de telle sorte que vous ne puissiez plus rembourser le prêt. Dans les deux cas, l'assurance vous protège, vous ou vos proches, à un moment particulièrement difficile.
Des contrats à comparer
Toutes les banques vous proposeront leur compagnie d'assurance avec laquelle elles ont passé un contrat de groupe. Cela leur permet de vous présenter des tarifs intéressants. Mais rien ne vous interdit de vous adresser à un autre assureur. L'assurance est un produit comme un autre (ou presque). Ainsi, son coût n'est pas toujours le même. On vous indique en général un pourcentage du capital emprunté ; comptez entre 0,40 et 0,50%, ou bien le coût pour 1 000 euros empruntés, en général entre 3 et 4 euros.
Attention : certains banques vous donnent un pourcentage du capital restant dû, auquel cas le coût de l'assurance diminue au fur et à mesure que vous remboursez votre prêt.
Quelle couverture ?
Au-delà du coût, il est important de bien étudier la couverture proposée qui varie d'une assurance à une autre et qui peut ne pas vous satisfaire. Ainsi, il vous faut savoir ce que l'assurance paiera en cas de décès ou d'invalidité. Les tarifs indiqués valent en principe pour une assurance à 100%. Cela signifie, si vous empruntez à 2, que chacun est couvert à hauteur de 50%. En cas de décès ou d'invalidité, votre conjoint devra donc continuer à rembourser une partie du prêt. Vous pouvez adapter ce pourcentage en fonction de vos revenus. Vous êtes par exemple assuré sur 2 têtes à 100%, l'un à hauteur de 30%, l'autre de 70%. Cette formule a l'inconvénient de ne pas prévoir l'évolution des revenus du couple. Vous pouvez aussi vous assurer sur 2 têtes à 200%. Dans ce cas, le coût de l'assurance est tout simplement doublé mais en cas de décès de l'un, l'assurance paie la totalité du prêt.
Pour quels risques ?
Il est également essentiel de vérifier précisément pour quels risques vous êtes couverts. Ainsi, l'assurance invalidité couvre en principe :
- l'invalidité absolue et définitive. Si, durant la durée du prêt, l'emprunteur ne peut plus exercer aucune activité susceptible de lui procurer un revenu, et ce de façon définitive, l'assurance rembourse intégralement le prêt à la banque comme en cas de décès. Notez que certains assurances exigent que l'emprunteur soit obligé de recourir à l'aide d'une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie.
- l'incapacité de travail : si à la suite d'une maladie ou d'un accident, l'emprunteur est obligé de cesser son activité, c'est l'assurance qui prendra le relais et remboursera les échéances de prêt, jusqu'à la reprise d'activité. Attention toutefois : l'assurance ne joue pas immédiatement. Entre le moment où l'emprunteur cesse de travailler et celui où l'assurance rembourse à sa place la mensualité, s'écoule un délai de franchise, qui varie selon les assureurs de 1 à 3 mois.
Conseil : vous avez intérêt à étudier la couverture proposée et à vérifier si elle correspond bien à votre situation professionnelle et familiale. A titre d'exemple, comment êtes-vous couvert en cas d'arrêt maladie ? Votre conjoint peut-il seul assurer la charge de remboursement pendant trois mois, etc... Bien évidemment, l'étendue de la couverture a une incidence sur le prix de l'assurance.
Une fois optimisé l'assurance décès-invalidité, vous pouvez choisir encore plus de sécurité en souscrivant une assurance perte d'emploi.