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Assurance contre le chômage, la perte d'emploi

Des conditions à respecter

Tout d'abord, si vous êtes commerçant ou exercez une profession libérale, il est inutile de perdre votre temps chez votre banquier : il vous refusera une telle garantie. Seuls les salariés peuvent souscrire une assurance « perte d'emploi » à condition qu'ils puissent bénéficier des allocations du régime des ASSEDIC ou assimilées. Encore faut-il que vous ne soyez pas en période d'essai, travailleurs saisonniers ou à temps partiel, en préavis de licenciement, démissionnaire... Pour la plupart des assurances, vous devez justifier d'une ancienneté minimale chez le même employeur, variant selon les établissements de 6 à 12 mois. En outre, vous ne devez pas, lors de l'adhésion au contrat, avoir atteint un certain âge, qui en règle générale, est compris entre 55 et 63 ans. Bon à savoir : aujourd'hui, certaines banques acceptent de vous assurer contre le chômage même si vous êtes en contrat à durée déterminée (CDD). Elles prennent acte du fait que de plus en plus de jeunes diplômés commencent leur carrière professionnelle par le biais de CDD. Or, il n'y a aucune raison de les pénaliser à l'accession à la propriété sous prétexte qu'ils n'ont pu décrocher un CDI.

Un coût non négligeable

Chômage oblige, le coût de l'assurance perte d'emploi a tendance à augmenter depuis quelques années. Autre explication à ce phénomène, le caractère facultatif de cette assurance entraîne une faible mutualisation des risques, tous les emprunteurs ne souscrivant pas, loin s'en faut, cette garantie. Cela oblige par conséquent les assureurs à répartir son coût sur un faible nombre d'assurés, d'où son prix élevé. Concrètement, le coût d'une assurance perte d'emploi est variable d'une compagnie à une autre. Certaines calculent son coût en fonction des mensualités de remboursement (entre 3% et 4% par mois), d'autres en fonction du capital emprunté (entre 0,30% et 0,60% par an). A noter : certains contrats d'assurance prévoient le remboursement de 50% des primes d'assurance versées en fin de prêt si vous n'avez jamais mis en oeuvre cette garantie pendant toute la durée du prêt.

Question de délais

Délai de carence Une des particularités d'une assurance chômage, c'est qu'elle n'est pas opérationnelle tout de suite. En effet, vous ne pouvez pas la faire jouer avant l'expiration d'un délai de carence. Ce délai, qui court à compter de la souscription du prêt, est une période pendant laquelle vous n'avez droit à aucune indemnité si vous perdez votre emploi. Ce délai d'attente ou de carence varie en fonction des contrats d'assurance, de 6 mois à 12 mois à compter de la signature du prêt .

Délai de franchise En sus du délai de carence, vous devez également respecter ce que l'on appelle un délai de franchise. En effet, tous les établissements prévoient, à compter du jour où vous touchez les ASSEDIC, une période pendant laquelle vous ne serez pas indemnisé. Elle varie selon les contrats de 3 à 6 mois. C'est seulement après cette période, si vous n'avez toujours pas retrouvé un emploi, que l'assurance remboursera vos mensualités à votre place.

Période d'indemnisation Là encore, la période maximale d'indemnisation varie selon les assurances. Elle oscille généralement entre 12 et 24 mois pour une même période de chômage, la durée la plus fréquemment rencontrée étant de 18 mois. Bien évidemment, dès que vous retrouvez du travail, l'indemnisation de l'assurance cesse. Toutefois, si suite à une reprise d'activité, vous retombez au chômage, vous pourrez encore bénéficier de la garantie « perte d'emploi ». Certains contrats prévoient que si cette reprise est de courte durée (généralement inférieure à 6 mois), vous n'aurez pas à subir une nouvelle période de franchise. Seule le retour à une activité professionnelle plus longue, suivie de nouveau d'une période de chômage, vous obligera à subir un nouveau délai de franchise.

L'indemnisation

Peu de contrats proposent une indemnisation de la totalité de la mensualité. Le pourcentage varie de 50 à 100%, avec parfois un plafond (entre 800 € et 1 900 €), d'autres non. Enfin, à côté de ces assistances classiques, est mis en place par certains établissements financiers, un système permettant d'aider les emprunteurs privés d'emploi à retrouver du travail. Comment? En mettant en place tout simplement des cellules de consultants qui assistent ces personnes dans le conseil, la rédaction de CV, de lettres de motivation....

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