- Le Livret A affiche un taux de 1,5 % depuis février 2026.
- Sur le premier trimestre 2026, la décollecte cumulée atteint 3,1 milliards €.
- Des alternatives comme le livret DistingoBank offrent jusqu’à 4,5 % brut pendant 3 mois.
- Une révision du taux du Livret A est attendue le 1er août 2026, possiblement autour de 1,8 %.
Quels sont les livrets d’épargne au-dessus de 2 % ?
Suite à une rémunération abaissée à 1,5 % au 1er février 2026, le Livret A perd de la vitesse. Les épargnants lui tournent sévèrement le dos, au point de sortir leurs économies de leur livret, dont le rendement réel est devenu négatif. Heureusement, d’autres solutions existent pour faire monter son épargne et les Français l’ont bien compris. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à se tourner vers des placements plus rémunérateurs que le livret A. C’est le cas par exemple du livret commercialisé par DistingoBank, la filiale du groupe Stellantis. Avec une offre promotionnelle affichant un taux nominal annuel brut de 4,5 % garanti pendant trois mois (dans la limite de 200 000 euros), puis 2 % au-delà, ce livret bancaire non réglementé a tout pour plaire. Il offre une opportunité aux épargnants de faire performer leur épargne, sans renoncer à la disponibilité de leurs fonds, ni à la garantie de leur capital.
Une décollecte historique du livret A

Les chiffres communiqués par la Caisse des dépôts marquent un tournant dans l’histoire du livret A. Les épargnants ont retiré 490 millions € de plus qu’ils n’en ont déposés sur leur livret au mois de mars 2026. Et si ces dernières données chiffrées interpellent, c’est parce qu’il s’agit d’une situation inédite depuis le début de sa collecte en 2009. Plus inquiétant encore, la décollecte des livrets A cumulée atteint 3,1 milliards € sur le premier trimestre 2026, alors qu’à la même période en 2025, elle affichait encore un solde positif de 1,73 milliard €.
3,1 milliards €La décollecte sur les livrets A des Français au 1er trimestre 2026.
C’est ainsi que le Livret A signe sa troisième décollecte consécutive depuis le début de l’année 2026. Malgré cette dégringolade, le placement historiquement préféré des Français conserve néanmoins un encours faramineux : 446,5 milliards € sont déposés sur les quelque 58 millions de Livrets A ouverts en France.
Pourquoi les chiffres sont-ils au plus bas ?
La mécanique du livret A fonctionne avec l’inflation. Après avoir atteint des sommets en février 2023, avec un taux de 3 % jusqu’en janvier 2025, le livret avait suivi la courbe ascendante de l’inflation. Cette dernière ayant cassé sa courbe depuis, a entraîné avec elle la chute du taux du livret A au fil des mois, passant de 2,4 % en février 2025, pour atteindre 1,5 % en février dernier. Enfin, l’inflation étant affichée à 1,7 % en mars 2026, le rendement réel du Livret A est passé sous le seuil négatif. Concrètement, les épargnants perdent actuellement en pouvoir d’achat, en plaçant leur argent sur ce support.
1,7 %Le taux de l’inflation en mars 2026
Et l’assurance-vie dans tout ça ?
Face à ce constat, les ménages se tournent vers des supports plus rémunérateurs. L’assurance-vie en fonds euros, principale concurrente du Livret A, séduit à nouveau de façon massive. Son rendement moyen atteint 2,65 % selon l’estimation publiée par l’ACPR fin mars. Elle offre par ailleurs des atouts spécifiques en matière de transmission patrimoniale et de diversification des placements.
Quant au LEP (Livret d’épargne populaire), pourtant rémunéré à 2,5 %, il enregistre également une décollecte de 120 millions € sur le mois.
Vers une remontée du taux du livret A cet été ?
L’histoire le démontre, les taux du livret A peuvent fluctuer à plusieurs reprises au cours de l’année. C’est pourquoi il n’est pas exclu d’observer une remontée dès l’été prochain. Les économistes du groupe BPCE tablent sur un taux relevé à 1,8 % à compter du 1er août 2026, date à laquelle est prévue sa prochaine révision. Certains observateurs parlent même d’un retour à 2 % si l’inflation continue de grimper au printemps, poussée notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
En attendant cette éventualité, les épargnants soucieux d’optimiser leur argent disposent désormais d’un panel d’alternatives rentables. Diversifier ses supports d’épargne, livrets réglementés et livrets bancaires boostés et recourir à l’assurance-vie sont autant de leviers à étudier pour ne pas laisser son capital s’amenuir face à l’inflation.
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