Garantie perte d’emploi : la nouvelle condition des banques pour obtenir un crédit

Dans un contexte de crise économique, les emprunteurs peuvent se satisfaire de bénéficier de conditions de financement toujours très favorables. Les taux bas permettent de réaliser la plupart des projets immobiliers, y compris chez les ménages modestes et les primo-accédants. Quelles conséquences pourrait avoir, dès lors, la nouvelle condition imposée par les banques : la garantie perte d’emploi de l’assurance de prêt ? Décryptage.

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Le coût de l’assurance emprunteur en baisse depuis 2010

Non obligatoire, l’assurance emprunteur est pourtant généralement exigée par les banques pour obtenir un crédit immobilier. Depuis la loi Lagarde de 2010 et l’ouverture à la concurrence des contrats groupes, proposés par les banques, les prix de l’assurance de prêt n’ont cessé de baisser, entre -20 % et -41 % en moyenne. Une baisse qui dépend toutefois de la nature du contrat (groupe, substitution ou délégation d’assurance), de la garantie (décès, PTIA : Perte Totale et Irréversible d’Autonomie, ITT : Invalidité Temporaire de Travail, IPT : Invalidité Permanente Totale) de l’âge et de la situation de l’assuré.

Comité consultatif du secteur financier, 11 novembre 2020 : « L’un des effets majeurs des réformes et du développement de la concurrence observé sur le marché, au-delà de la multiplication des acteurs, est la baisse du prix de l’assurance emprunteur ».

S’il est courant d’entendre que l’assurance de prêt coûte de plus en plus cher, c’est en réalité lié à la baisse des taux qui fait peser plus lourd le poids de l’assurance sur le coût total du crédit immobilier.

Garantie perte d’emploi : hausse des cotisations et nombreuses conditions à respecter

Reste que depuis le début de l’année 2021 et la crise du Covid-19, les banques se montrent plus prudentes à l’égard des emprunteurs. Leur secteur d’activité est ainsi scruté à la loupe et les ménages exerçant une profession liée au tourisme, à l’événementiel, à l’aéronautique, à l’hôtellerie ou à la restauration sont parmi les premiers pénalisés.

De nombreux établissements financiers demandent ainsi aux futurs emprunteurs de souscrire à la garantie perte d’emploi de l’assurance de prêt, pourtant souvent jugée chère et peu efficace. Selon l’âge et la profession de l’emprunteur, il faut en effet compter en moyenne entre 0,3 et 1 % du capital emprunté pour se prémunir contre la perte d’emploi. Ajoutons à cela les nombreuses conditions qui doivent être respectées pour que la garantie s’applique et que l’assurance prenne le relais pour le paiement des mensualités : délai de carence jusqu’à 90 jours, CDI de plus de 12 mois au moment du licenciement, les ruptures conventionnelles et le chômage partiel étant exclus du dispositif.

Si cette garantie n’est pas obligatoire, elle peut toutefois conditionner l’obtention du prêt à l’habitat. En outre, si elle figure parmi la liste des équivalences de garanties, il faudra s’attacher à trouver une assurance l’incluant en cas de délégation ou de substitution.

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