À quoi vont ressembler les villes de demain ?

Selon l’Insee, la France comptera près de 70 millions d’habitants en 2030 et plus de 74 millions en 2050. Quand on sait que 90 % de cette population vivra en ville, il devient urgent de se poser la question : Comment va-t-on loger les Français en 2050 ? Le Marché international des professionnels de l’immobilier, qui s’est déroulé à Cannes du 13 au 16 mars dernier, s’est penché sur le sujet. Petit saut dans le futur pour découvrir les villes de demain.

Prêt Immobilier
  1. Accueil
  2. Actualités
  3. Prêt Immobilier
  4. À quoi vont ressembler les villes de demain ?

Des villes plus verticales

En 2050, deux tiers des habitants de la planète vivront en ville. Cependant, les villes que nous connaissons aujourd’hui, n’ont pas été pensées pour accueillir autant de monde. Il est donc primordial de les repenser rapidement. Le Marché international des professionnels de l’immobilier, Mipim, s’est notamment interrogé sur cette montée en puissance des villes et les aménagements qui s’imposent.
Ce qui en ressort c’est qu’il faut arrêter d’étaler les territoires urbains et apprendre à construire la ville sur la ville. Ces dernières vont ainsi jouer sur la verticalité des immeubles en optimisant des espaces existants comme les sous-sols, les rez-de-chaussée et les toits.
Selon, Cécile Maisonneuve, présidente de La Fabrique de la Cité, un groupe de réflexion sur les innovations urbaines,

Aujourd’hui sous-exploités, ces derniers pourraient être mieux aménagés créant ainsi des surfaces supplémentaires

Des transports repensés

villes-futur-2030-transports-autonomes

Le nombre grandissant d’habitants dans les villes pose des problèmes au niveau des transports. Les villes de demain vont donc devoir envisager de nouvelles solutions de mobilités plus fluides. Si certains imaginent des véhicules autonomes partagés qui permettront d’optimiser les trajets, d’autres parient sur des transports en commun à la demande. À terme, ces nouvelles façons de se déplacer doivent entrainer la disparition des places de stationnement, des bus et de leurs arrêts. Autant d’espaces qui pourront ainsi être repensés et redonnés aux citadins.
Pour Thibault Lauprêtre, directeur général des projets transverses d’Altara Cogedim,

Ces gains de surfaces sont une juste contrepartie à la ville plus dense. Avant, les lieux publics n’étaient que des interstices résiduels entre deux immeubles, demain ils seront conçus pour offrir un environnement de qualité.

Des villes intelligentes…

En 2050, les villes seront connectées. Des capteurs, installés un peu partout, permettront d’articuler et d’adapter la mobilité et les réseaux de services proposés aux habitants. Par exemple, il sera possible de faire fonctionner l’éclairage public avec la présence de passant, ou encore de coordonner les feux de signalisation avec le trafic automobile.
De mêmes tous ces capteurs permettront des recueillir de nombreuses informations et de les transmettre aux municipalités qui pourront ainsi adapter ou créer de nouveaux services.

Les logements aussi seront connectés. Les habitants pourront, grâce à différentes applications, contrôler leurs habitations, leurs consommations énergétiques et adapter leurs consommations. Des bornes de recharge pour véhicules électroniques ou des services d’e-conciergerie pourront également être mis en place.
Ces logements connectés pourront également être une réponse au vieillissement de la population. Effectivement, en 2030, la France devrait compter près de 20 millions de personnes de plus de 60 ans. Avec l’allongement de l’espérance de vie et le maintien en bonne santé grâce aux progrès de la médecine, de plus en plus de Français souhaitent vieillir chez eux. Les logements connectés pourraient leur permettre de rester à domicile tout en bénéficiant des services d’un centre de soin. Certains imaginent des applications capables d’analyser des comportements anormaux et d’anticiper des actions médicales.

…et plus vertes

mipim-ville-2050-vegetalise-facade

Les villes du futur se voudront plus respectueuses de l’environnement. Elles proposeront plus d’espaces verts à leurs habitants et feront une place de choix à la biodiversité grâce, par exemple, aux façades végétalisées. Elles projettent de développer l’agriculture urbaine aux pieds des immeubles ou sûr les toits. Cela permettra de développer les circuits courts mais aussi de créer du lien social.

Enfin, la priorité sera également donnée à l’utilisation de matériaux recyclés et plus durables. Les constructions en bois, l’emploi de matériaux bio-sourcés, les immeubles passifs, mais également les bâtiments connectés ont vocation à devenir la norme. L’idée étant que les villes de demain soient des villes éco-intelligentes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *