Pour l’Anil, les banques ne sont pas responsables de la chute du crédit

Si bon nombre d’observateurs accusent les banques de bloquer le marché immobilier français en pratiquant des conditions de crédit de plus en plus restrictives, l’ANIL constate pour sa part qu’une majorité d’établissements semblent avoir revu leurs taux d’emprunt à la baisse. Publié le 15 août 2012, le dernier indicateur ANIL des taux de crédit immobilier …

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Si bon nombre d’observateurs accusent les banques de bloquer le marché immobilier français en pratiquant des conditions de crédit de plus en plus restrictives, l’ANIL constate pour sa part qu’une majorité d’établissements semblent avoir revu leurs taux d’emprunt à la baisse.

Publié le 15 août 2012, le dernier indicateur ANIL des taux de crédit immobilier fait état d’une nette baisse appliquée par les différents établissements observés à leurs barèmes respectifs (entre -0,15% et -0,40% selon les cas). Dans cette édition portant sur le 3ème trimestre 2012, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) constate que, si la Banque Postale semble encore pratiquer les taux d’emprunt les plus attractifs (entre 3,35% et 3,90% selon la durée du crédit), « la plupart des établissements de crédit affichent encore des taux en baisse par rapport au trimestre précédent ».

Dans le détail, l’indicateur mentionne un plus bas (taux applicable aux meilleurs dossiers) de 3,38% chez Cetelem, 3,40% au Crédit Agricole, 3,60% à la Caisse d’Epargne, 3,70% au Crédit foncier, 3,78% au Crédit Lyonnais, 3,85% au Crédit mutuel ou encore 3,95% au Crédit Immobilier de France.

Si certains verront ici la preuve manifeste de la bonne volonté des banques à relancer le marché, il convient toutefois de noter que l’ensemble de ces données ont été transmises par les établissements eux-mêmes.

Quel que soit le degré d’objectivité que l’on peut prêter à ces chiffres, l’Anil semble pour sa part prendre fait et cause pour les banques. Celle-ci souligne ainsi que la délicate situation dans laquelle se trouve actuellement le marché du crédit n’est aucunement liée à leur politique en matière de conditions d’octroi. Pour l’Agence, il s’agirait plutôt d’une conjonction de différents éléments : « repli par rapport à une année record pour le volume de transactions immobilières, anticipation de baisse de prix, désolvabilisation et inquiétude des primo-accédants devant la crise, crainte des difficultés de revente pour les secondo-accédants ».

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