Crédit immobilier : des banques plus sélectives en fin d’année

Alors que les taux bas des crédits immobiliers ne cessent de faire l’actualité de la presse financière, les conditions avantageuses ne semblent pas profiter à tous les ménages en cette fin d’année 2018. Certains organismes financiers n’hésitent d’ailleurs pas à durcir le ton et à se montrer plus exigeants avant de proposer des taux attractifs. Une situation qui ne devrait toutefois pas se prolonger en 2019.

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Immobilier : des taux toujours au plus bas au 3ème trimestre

Selon la Banque Centrale Européenne (BCE), les conditions des crédits sont toujours des plus favorables au troisième trimestre 2018. Dans toute la zone euro et plus particulièrement en France, sur le marché du prêt immobilier.

Créée le 1er juin 1998 la BCE se définit elle-même comme «la banque centrale des dix-neuf pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro».

Ainsi en octobre, les acquéreurs peuvent s’appuyer sur un taux moyen de 1,45 % sur 20 ans. Sans compter les éventuelles décotes que les banques consentent actuellement à accorder pour séduire de nouveaux clients et rivaliser avec la concurrence. Selon de nombreux experts, il est également encore possible d’emprunter sans apport. Une solution assez fréquente même si elle semble davantage proposée aux primo-accédants.

Contracter un prêt immobilier en octobre : au moins 5 % d’apport personnel

Dans ce contexte, une minorité d’organismes financiers n’a pourtant pas hésité à augmenter ses taux au 1er octobre. Une démarche qui demeure anecdotique mais qui révèle un procédé quant à lui plus répandu : les banques sont de plus en plus sélectives et définissent les taux d’intérêt en fonction des profils emprunteurs qu’elles accompagnent. Ainsi, il est actuellement possible de contracter un prêt immobilier entre 1,3 % et 1,65 % voire plus sur 25 ans, selon sa situation.

Au 3ème trimestre, près de 75 % des banques semblent avoir rempli leurs objectifs annuels, elles sont donc nombreuses à durcir leurs conditions de financement. S’il était relativement facile de se voir financer un projet immobilier à 110 % en début d’année, autrement dit, obtenir un prêt qui couvre également les frais d’acquisition, nombreux sont les organismes qui exigent aujourd’hui a minima 5 % d’apport. Quant aux ménages modestes et autres profils jugés commercialement peu rentables, les taux proposés peuvent être bien au-delà des moyennes actuelles.

Pas d’inquiétude pour 2019

La production de crédits étant calculée de novembre à novembre, l’année financière 2019 s’apprête donc à débuter. Les prévisionnistes sont plutôt confiants vis-à-vis du marché du prêt immobilier qui devrait conserver son dynamisme. Il faut dire que les crédits immobiliers, eux-mêmes portés par les taux d’intérêt, sont le point d’entrée des nouveaux clients dans les banques. Ces dernières ont donc tout intérêt à conserver leur attractivité. L’année 2019 devrait démarrer avec une plus grande souplesse, et les taux devraient augmenter dans une moindre mesure pour atteindre entre 1,9 et 2% en moyenne.

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