Crédit immobilier : la valse des taux en fin d’année

Il semblerait qu’en décembre, les taux des crédits immobiliers ne suivent aucune règle particulière. Une singularité pourtant courante chaque fin d’année. À la veille du nouvel an, les taux appliqués dépendent donc davantage du profil des emprunteurs, mais aussi des objectifs commerciaux des établissements financiers. Difficile dans ces conditions de percevoir une tendance pour 2019.

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Des taux toujours bas en décembre qui favorisent la réalisation de nombreux projets

Une chose est sure, la fin des taux bas n’a pas encore sonné. C’est ce qui se dégage de plusieurs observations menées par des experts en fonction des taux pratiqués cet automne. Si les niveaux sont légèrement supérieurs par rapport à l’automne 2016, période de référence, aucune tendance ne semble cependant se dégager. Ainsi, certaines banques ont décidé d’appliquer une petite augmentation dès le début de l’automne, quand d’autres, dont les objectifs semblent atteints, proposent au contraire des conditions de financement toujours plus compétitives.

1,60 %
1,60 %, c’est le taux moyen constaté pour un prêt immobilier sur 20 ans début décembre 2018. Ce chiffre descend à 1,40 % environ pour un crédit sur 15 ans et à 1,80 % sur 25 ans.

Sur l’ensemble, les taux d’intérêt constatés en cette période de fêtes restent donc plutôt stables. Moment propice à la conclusion des derniers dossiers de financement dans des conditions plus qu’avantageuses pour les ménages qui ont un projet en cours. À noter toutefois que les vacances scolaires combinées aux célébrations de fin d’année peuvent nécessiter des délais supplémentaires dans l’étude et la validation des dossiers de crédit immobilier.

Taux d’intérêt d’emprunt : quelle tendance pour 2019 ?

Les spécialistes s’accordent à dire que l’année prochaine sera une année de transition qui marquera un changement de cap. Mais quant à affirmer quand et comment les chiffres évolueront au fil des mois, rien n’est moins sûr.

Avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source et les incertitudes de début d’année liées à la fiscalité et aux finances personnelles, un effet psychologique devrait quoi qu’il en soit probablement venir miner le moral des Français qui limiteront leurs dépenses durant le premier trimestre. Du côté des banques qui cherchent toujours des moyens de rivaliser avec leurs concurrents, mais ont également à cœur de remplir leurs objectifs commerciaux annuels, il est à parier qu’elles proposeront toujours des taux compétitifs, en tout cas aux meilleurs profils d’emprunteurs. Enfin, il faudra également composer avec le prix de l’immobilier, notamment dans les grandes agglomérations, qui tend à la hausse, mais aussi avec le manque de logements disponibles dans les zones tendues et l’évolution du taux directeur de la BCE (Banque centrale européenne) qui devrait cependant rester au plus bas au moins jusqu’à l’été prochain.

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