Crédit immobilier : le nombre de prêts accordés baisse, l’apport personnel demandé augmente

Alors que les conditions de financement sont toujours très favorables grâce aux taux bas, le marché de l’immobilier fait face à un resserrement du crédit immobilier. En cause tout d’abord, les recommandations récentes du HCSF qui incitent les banques à réduire la durée des prêts accordés ainsi que le taux d’endettement des ménages. Quant à la part d’apport personnel demandée, elle a bondi en ce début d’année 2020.

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Malgré les taux bas, il est devenu plus difficile d’obtenir un crédit immobilier

Au 1er trimestre 2020, une diminution de 13 % des crédits immobiliers accordés a été enregistrée en comparaison avec le dernier trimestre 2019. Une baisse qui peut sembler surprenante après une année 2019 record tant en termes de production de crédits que de volume de transactions, ce notamment dans l’ancien. Depuis début 2020, la production de prêts a quant à elle baissé de 4 %.

Si le marché du crédit immobilier semble moins dynamique depuis janvier, ce sont en réalité les premières conséquences des recommandations du HCSF (Haut conseil de stabilité financière) adressées aux banques au mois de décembre dernier. Les établissements financiers sont, en effet, invités à limiter les crédits immobiliers accordés sur une durée supérieure à 25 ans. De même, le taux d’endettement maximal de 33 % des ménages doit être scrupuleusement respecté. Si les banques disposent toutefois d’une marge de manœuvre de 15 % des dossiers ne respectant pas ces conditions, ceux-ci ont baissé de 70 points de base par rapport à 2019.

Si les meilleurs profils ont toujours davantage de chances d’obtenir un crédit immobilier dans des conditions très avantageuses, ils sont, par ailleurs, les premiers touchés par ces restrictions. Par exemple, les taux moyens sur 25 ans sont passés de 1,1 % en janvier contre 1,04 % en novembre.

13%
En un an, 13 % des investisseurs ont vu leur dossier de demande de crédit immobilier refusé, et ce malgré des revenus et un reste-à-vire importants.

Hausse de l’apport personnel : les primo-accédants pénalisés

Hausse de l’apport personnel les primo-accédants pénalisésAutre facteur qui confirme le resserrement du crédit immobilier : la part d’apport personnel attendue par les banques. En 2019, le montant de l’épargne demandée pour obtenir un prêt avait baissé de 5 % alors qu’il a augmenté de 11 % depuis le début de l’année.

Si cet effort des ménages permet aux banques d’obtenir davantage de garanties de la part des emprunteurs, reste que tous n’en ont pas les moyens. Parmi les plus pénalisés, on retrouve sans surprise les jeunes, les primo-accédants, mais également les ménages les plus modestes.

A noter que si la hausse de l’apport personnel permet de réduire le taux d’endettement et donc de multiplier les chances d’obtenir un crédit immobilier, les spécialistes conseillent plutôt d’emprunter dans un contexte de taux bas, plutôt que de mobiliser son épargne personnelle.

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