Crédit immobilier : moins de concurrence et hausse des risques

Alors que la France est en plein confinement, les établissements financiers revoient les taux de leurs crédits immobiliers à la hausse, +0,25 % en moyenne. En cause, la baisse de la concurrence qui encourage habituellement les banques à attirer à tout prix de nouveaux profils, mais également la conjoncture économique plus qu’incertaine, qui les incite à prévoir une nouvelle prime de risque. Explications.

Prêt Immobilier
  1. Accueil
  2. Actualités
  3. Prêt Immobilier
  4. Crédit immobilier : moins de concurrence et hausse des risques

Prêter de l’argent quand l’avenir est incertain : la nouvelle prime de risque des banques

Depuis le début du mois d’avril, les courtiers ont constaté une hausse des taux d’intérêts des crédits immobiliers. Ils enregistrent ainsi +0,15 %, +0,25 %, et même jusqu’à +0,70 % selon la durée du prêt et le profil de l’emprunteur. Pour l’heure, rien d’alarmant donc, d’autant que la moyenne des augmentations se situe plutôt autour de 0,25 %.

1,05 %
Au 1er avril 2020, il est possible de contracter un crédit immobilier entre 1,05 % et 1,15 % sur 15 ans, 1,25 % et 1,35 % sur 20 ans, 1,5 % et 1,6 % sur 25 ans.

Reste que cette hausse, confirme une première augmentation constatée en mars, qui contraste avec une année 2019 plus avantageuse pour les emprunteurs. Elle intervient dans un contexte inédit, entre crise sanitaire et crise économique. Pour les spécialistes, ce sont d’ailleurs les incertitudes liées à la poursuite de l’activité, au déconfinement, à la reprise et à la santé des entreprises, qui ont conduit les banques à revoir leur copie. Les établissements financiers ont, en effet, décidé d’intégrer une nouvelle prime de risque au calcul des crédits, car il est devenu aujourd’hui plus incertain de prêter de l’argent.

Malgré la crise du Covid-19, l’immobilier en 2020 sera porté par des taux bas

Malgré la crise du Covid-19, l’immobilier en 2020 sera porté par des taux bas
Un autre paramètre explique, lui aussi, cette légère hausse des taux, celui de la baisse de la concurrence. En 2019, les banques étaient contraintes d’abaisser les taux pour séduire une nouvelle clientèle comme les primo-accédants, et ainsi se démarquer de leurs concurrents, quitte à rogner sur leurs marges. Mais depuis le début de l’année, et notamment depuis la mi-mars et l’annonce du confinement et de l’état d’urgence sanitaire, la demande est moindre. Les quelques nouveaux dossiers qui se présentent ne peuvent donc pas bénéficier de cette bataille que se livrent habituellement les établissements financiers et qui encourage les taux bas.

Mais que les ménages qui ont un projet immobilier et souhaitent faire une demande de crédit dans les prochains mois se rassurent. Selon François Villeroy de Galhau, le Gouverneur de la Banque de France, le secteur de l’immobilier devrait bénéficier en 2020 de conditions de financement encore très favorables. Malgré l’épidémie de Coronavirus qui a bloqué de nombreuses transactions, les taux devraient donc rester bas, portés par une inflation inférieure à 1 %.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *