Crédit immobilier : la femme n’est pas l’égale de l’homme

Dans sa dernière publication, le courtier en ligne Empruntis s’intéresse à une tranche de la population de plus en plus présente sur le marché immobilier : les célibataires et plus particulièrement les femmes seules, qu’elles aient ou non la charge d’enfants. En matière de crédit immobilier, hommes et femmes sont-ils égaux devant le banquier ? …

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Dans sa dernière publication, le courtier en ligne Empruntis s’intéresse à une tranche de la population de plus en plus présente sur le marché immobilier : les célibataires et plus particulièrement les femmes seules, qu’elles aient ou non la charge d’enfants. En matière de crédit immobilier, hommes et femmes sont-ils égaux devant le banquier ? C’est à cette question que tente de répondre le courtier en dressant le profil type de l’emprunteuse française.

Lorsque l’on pense achat immobilier, on imagine dans la plupart des cas un couple trentenaire, avec ou sans enfant, contractant un prêt immobilier afin de s’épanouir pleinement en devenant propriétaire. Or, l’accession à la propriété peut également se conjuguer au singulier. Les célibataires sont en effet de plus en plus nombreux à se lancer sur le marché, en quête du logement idéal. Conscient de cet état de fait, le courtier Empruntis entreprend, dans une récente étude, de définir le portrait type de l’emprunteur célibataire, portant une attention toute particulière aux femmes.

Ces dernières jouent-elles d’égal à égal avec les hommes en ce qui concerne la souscription d’un crédit ? Pour Empruntis, la réponse est clairement non. Selon l’étude, s’il est souvent délicat de se voir accorder un prêt lorsque l’on est célibataire, cela l’est encore plus lorsque l’on est une femme. Des difficultés accrues qui s’expliquent notamment par une différence de revenus non négligeable. Après avoir interrogé un grand nombre de ses clients célibataires, Empruntis observe que les femmes disposent d’un revenu moyen inférieur de 25% à celui des hommes (2986 euros contre 4012 euros).

Moins aisée que son homologue masculin, l’emprunteuse célibataire est également plus âgée. Si la différence reste minime (38 ans pour un homme et 38 ans et six mois pour une femme), elle se révèle plus marquée lorsqu’on la compare aux couples qui eux empruntent en moyenne à 36 ans.

Plus âgée et affichant des revenus moindres, une célibataire n’a d’autre choix que miser sur l’apport personnel si elle veut espérer convaincre son banquier. En moyenne, une femme souhaitant acquérir un logement à Paris joindra donc à sa demande d’emprunt un apport personnel de 164.422 euros alors qu’un homme présentera lui un apport s’élevant à 148.049 euros. « L’idée reçue qui consiste à dire que les femmes sont les plus dépensières en prend néanmoins un coup. Cependant, elles disposent finalement d’une capacité financière moins élevée en raison de revenus plus faibles », souligne à ce sujet Maël Bernier, la porte-parole d’Empruntis.

Sur ce point, d’importantes disparités régionales se font jour puisque si une célibataire résidant dans l’Ouest de la France affichera un apport moyen de 37.040 euros, celui-ci se portera à 44.520 euros en Rhône-Alpes. Selon Maël Bernier, « la différence du montant de l’apport entre Paris et les autres villes est due bien évidemment aux revenus beaucoup plus élevés des parisiennes. Mais surtout et c’est plus grave au fait que comme pour les couples ne peuvent acheter à Paris que ceux qui disposent d’un très fort apport. Dans les faits, cela se traduit, prix élevé oblige, par l’acquisition de surfaces bien plus petites qu’en province. »

Devant de telles différences entre hommes et femmes, il apparaît donc tout à fait logique que les femmes soient moins nombreuses à se lancer dans l’aventure d’un achat immobilier. Le courtier note en effet que ces dernières ne représentent que 30% des célibataires qui empruntent.

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