Gestion de patrimoine : les ministres sont-ils mauvais élèves ?

Suite à la publication des déclarations patrimoniales des membres du gouvernement, en décembre dernier, leur gestion a été étudié minutieusement.
Investissement immobilier locatif, PEA, taux de prêt immobilier (…) quel est l’état des finances de ceux qui nous gouvernent ?

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Des notes mitigées pour la gestion de patrimoine

Les études publiées par le courtier en prêt immobilier, Meilleurtaux et Meilleurebanque ont analysé la déclaration de patrimoine des 30 membres du gouvernement et listé une série d’optimisation budgétaire à suivre. Ces deux organismes ont même établi un classement des ministres qui les note en fonction de leur bonne gestion patrimoniale (10/10) ou non (0/10).

La tête du podium est occupée par Florence Parly, (ministre des Armées), avec un score de 9/10, suivie de près par Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education Nationale), Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire) avec 8/10.
La dernière place est occupée par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, qui obtient la note de 2/10. Cette position s’explique par l’absence d’une épargne bancaire et financière ainsi que l’omission de déclaration de ses comptes courants.

La renégociation de prêts immobiliers à privilégier

De nombreux ministres, comme des contribuables français, sont toujours en instance de remboursement de crédit auquel ils ont souscrit. Cependant, les membres du gouvernement semblent moins au fait de la renégociation de prêt immobilier, permettant de bénéficier de taux très avantageux et donc, de réaliser des économies.
En effet, le site stipule qu’Edouard Philippe « pourrait ainsi économiser jusqu’à 40 000 euros, Benjamin Grivaux plus de 30 000 euros et Agnès Buzyn (ministre des Solidarités et de la Santé) plus de 20 000 euros. ».

40 000 €
Le Premier ministre, Edouard Philippe pourrait réaliser jusqu’à 40 000 € d’économie s’il renégociait le taux de son emprunt.

Des gains à la portée de tout un chacun sont possibles, ils diminueront la pression financière des échéances mensuelles. Cette solution s’avère judicieuse, d’autant plus que les faibles taux du crédit ne demeureront pas éternellement à ce niveau.
Seule la Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a su renégocier son emprunt avec des taux bas à la fin de l’année 2016.

De plus, grâce à l’amendement Bourquin permettant de résilier annuellement son assurance de prêt immobilier, de nouveaux avantages se profilent à l’horizon. Pour rappel, ce poste de dépense représente environ 30 à 40 % du coût d’un crédit.

Optimisations budgétaires pour les comptes bancaires

Optimisation budgétaire pour les ministresDe plus, l’étude révèle que les ministres ont des comptes courants trop gonflés et pourraient placer ces fonds dans des produits d’épargne plus intéressant (livret A, PEA…). En moyenne, ce sont 17 800 € qui « dorment » dans ces comptes alors qu’ils pourraient être mieux répartis ; notamment en remplissant intégralement le plafond de leur livret A.

Comme bon nombre de français, le produit d’épargne le plus souscrit est l’assurance-vie. Cependant, les contrats retenus contiennent de nombreux frais dispensables et apparaissent donc moins rentables pour son propriétaire.

Sur la trentaine de profils passés en revue, seuls 10 PEA ont été ouverts alors qu’ils représentent un placement idéal pour soutenir la croissance des entreprises françaises. Ce chiffre est nul lorsqu’il s’agit d’un PEA-PME, un constat qui tranche avec les préconisations faites devant les micros par nos ministres notamment Bruno Lemaire, ministre de l’économie.

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