Immobilier ancien : premières baisses des prix

Le marché de l’immobilier ancien serait-il en train de ralentir ? C’est en tous cas ce que semblent confirmer les premières observations des professionnels du secteur. Après une première baisse enregistrée dans les grandes villes cet été, tout l’hexagone a adopté la tendance. Ou presque. En région, des disparités subsistent, quant à la capitale, elle fait toujours figure d’exception.

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Automne 2018 : des prix en baisse et des taux toujours bas

Après une année 2017 record et trois ans d’un marché immobilier dynamique, l’automne 2018 enregistre les premières baisses de prix dans l’immobilier ancien résidentiel. Il faut dire que la nouvelle année a débuté sur une baisse du volume des transactions alors que les prix, eux, étaient toujours à la hausse, notamment dans certaines agglomérations. L’été a été marqué par les premières baisses de prix de vente dans les grandes villes, tendance qui semble désormais s’être généralisée.

-2,1 %
-2,1 % c’est la baisse enregistrée depuis 3 mois en France, sur le prix de vente des maisons individuelles. Du côté des appartements, on observe une baisse plus mesurée de l’ordre de 0,4 % sur le plan national.

De leur côté, les taux d’intérêt d’emprunt sont à leur plus bas niveau historique. Combinés à des prix en baisse, ils semblent profitables aux ménages qui présentent un profil emprunteur avantageux.

Quelques inégalités en région, Paris toujours en hausse

prix-immobilier-ancienDans les grandes villes comme Bordeaux, Lyon ou Rennes, la baisse enregistrée sur le prix des appartements est plus marquée avec -2 % sur 3 mois. C’est pourtant ce même trio qui s’est disputé le podium des villes les plus chères de France durant toute la première partie de l’année.

Dans les villes moyennes de 100 000 à 200 000 habitants, la baisse est installée depuis un an déjà. C’est par exemple le cas à Amiens, Brest, Le Mans et Mulhouse. Mais ailleurs en France, c’est l’inverse qui se produit. À Saint-Etienne, ville la moins chère de France souvent recommandée pour l’investissement locatif, les prix sont à la hausse. Idem à Marseille ou la tendance était plutôt à la baisse ces dernières années. À Lille également, la hausse persiste et signe.

Et puis il y a Paris. Difficile de faire le lien entre les observations menées dans la capitale et celles faites à l’échelle nationale tant les disparités sont grandes. Difficile également d’en déduire une tendance ou une projection pour les mois à venir. Ainsi, les prix de l’ancien intra-muros sont en hausse continue depuis plusieurs années mais de nouveaux paliers viennent d’être franchi. Effet Brexit, de nombreux étrangers ont choisi la capitale française pour investir, notamment ces derniers mois et en particulier dans l’immobilier de prestige. Le quartier de Montmartre (18e arrondissement) a franchi la barre symbolique des 20 000 €/m², plus loin dans le Marais (3e et 4e arrondissement) il faut désormais débourser 25 000 €/m².

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