Immobilier : quelles seront les conséquences de la hausse des taux ?

Les taux d’emprunt bas ont permis à de nombreux acquéreurs de concrétiser leur projet immobilier en 2018. Achat d’une résidence principale ou investissement locatif sont cette année encore possible grâce à des conditions de financement plus que favorables. Mais alors qu’en près de 20 ans, les prix de l’immobilier ont augmenté 20 fois plus vite que le montant des revenus des ménages, jusqu’à quand les taux d’intérêt pourront-ils surfinancer les projets immobiliers ?

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Investissement immobilier : les taux d’intérêt donnent le tempo

Même si l’immobilier permet de réaliser de belles opérations financières, et représente un placement et des rendements intéressants, c’est toujours sous la menace d’une fiscalité importante qui pénalise les plus modestes comme les primo-accédants, et décourage certains investisseurs qui préfèrent se détourner de la pierre.

Quant aux taux d’intérêt d’emprunt, ils sont toujours déterminants dans l’acte d’achat. À valeur de monnaie équivalente, le revenu disponible des ménages est aujourd’hui de 3 % supérieur à celui des années 2000, quand le prix de l’immobilier lui, est plus élevé de 69 %. Il pourrait donc être possible de réaliser des projets immobiliers sans toutefois disposer des ressources nécessaires ? Oui bien sûr, grâce au calcul du taux d’endettement, mais également grâce aux taux d’intérêt actuellement très bas. Toutefois, si leur évolution suit les prévisions des experts, ils pourraient se situer à 1,3 % en moyenne en 2019 contre 0,8 % en 2018 et donneraient lieu à une baisse inévitable du prix de l’immobilier. En tout cas dans certains secteurs.

Une hausse des taux ferait baisser le prix de l’immobilier

Depuis 2016, on assiste à un retour des institutionnels qui décident d’investir dans l’immobilier. Si les particuliers préfèrent davantage l’ancien, les investisseurs eux, ont un intérêt croissant pour le neuf. De nouveaux acteurs qui soutiennent et stimulent le marché alors que des incertitudes planent sur la conjoncture liée à la nouvelle année.

Deux théories s’affrontent en effet quant aux conséquences d’une remontée des taux. À l’image d’une bulle, les prix de vente pourraient tout d’abord baisser aussi vite qu’ils ont grimpé dans certaines grandes villes, exception faire peut-être de Paris, mais également des métropoles Lyonnaise et Bordelaise. L’autre hypothèse qui s’avère plus en ligne avec les phénomènes observés durant ces dix dernières années, fait état d’une baisse des prix dans les zones les plus rurales, les plus détendues et une hausse modérée, sinon une stabilisation dans les grandes villes. Une évolution qui viendrait creuser encore davantage la fracture entre les villes et les campagnes françaises.

20 %
En 2017, 20 % des Français vivaient dans une zone considérée comme rurale, soit 2,4 points de moins qu’en 2007. Depuis plusieurs années d’ailleurs, la part des habitants de la campagne n’a cessé de baisser. Par ailleurs, 9 % des Français vivent actuellement dans les 10 plus grandes villes françaises que sont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes, Montpellier, Lille et Strasbourg.

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