La BCE ne touche pas à ses taux

Ce jeudi 8 novembre 2012, la Banque Centrale Européenne a annoncé sa décision de ne pas réviser à la baisse ses principaux taux directeurs. Un statu quo qui, s’il était attendu, s’inscrit dans un contexte économique où les espoirs de reprises à courts termes ne semblent pas avoir leur place. Un an tout juste après …

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Ce jeudi 8 novembre 2012, la Banque Centrale Européenne a annoncé sa décision de ne pas réviser à la baisse ses principaux taux directeurs. Un statu quo qui, s’il était attendu, s’inscrit dans un contexte économique où les espoirs de reprises à courts termes ne semblent pas avoir leur place.

Un an tout juste après sa prise de fonction, Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a donc fêté cet anniversaire en laissant son principal taux directeur à son plus bas niveau historique. Servant d’étalon aux taux fixes de prêt immobilier pratiqués par les banques, ce taux directeur (le Refi) s’établit donc pour le quatrième mois consécutif à 0,75%. Une bonne nouvelle pour les établissements prêteurs qui pourront continuer à se refinancer à un taux en-deçà des 1% et poursuivre ainsi leur politique agressive en matière de taux (le taux d’emprunt moyen s’élevant actuellement à 3,37% selon l’Observatoire Crédit Logement CSA).

Les banques auraient sans doute accueilli un nouveau repli avec plus d’enthousiasme mais, si en théorie une révision à la baisse des taux directeurs de la BCE peut paraître salutaire pour une économie en mal de refinancement, ce n’est dans les faits pas toujours le cas. Le repli de 0,25 point de base décidé en juillet dernier n’avait ainsi que très peu pesé sur une éventuelle reprise.

Pour Dirk Schumacher, de Goldman Sachs, « baisser les taux dans l’environnement actuel de forte segmentation des marchés risque de stimuler la croissance là où c’est le moins nécessaire ». En d’autres termes, un énième recul des taux aurait très certainement raté sa cible en favorisant principalement les pays dont l’économie apparaît la plus solide et non ceux en proie à de graves difficultés.

En adoptant une posture d’attente, la BCE espère avant tout offrir un peu de calme à la Zone Euro. Les marchés financiers étant d’ores et déjà rassurés par son plan de rachat de la dette des Etats (également appelé OMT), l’institution monétaire de Francfort s’attend désormais « à une reprise qui sera probablement lente, graduelle mais solide ». A défaut de sortir l’Europe de la crise, Mario Draghi entend donc « ramener la confiance à court terme ».

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