Le Crédit Immobilier de France au bord du gouffre

Les états ne sont pas les seuls à subir la pression des agences de notation, les banquiers aussi. Menacé par Moody’s d’une éventuelle dégradation de sa note, le Crédit Immobilier de France (CIF) pourrait bien prochainement devoir fermer ses portes. Situation inédite, le rideau se baissera-t-il dès le mois d’octobre 2012 sur le Crédit Immobilier …

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Les états ne sont pas les seuls à subir la pression des agences de notation, les banquiers aussi. Menacé par Moody’s d’une éventuelle dégradation de sa note, le Crédit Immobilier de France (CIF) pourrait bien prochainement devoir fermer ses portes.

Situation inédite, le rideau se baissera-t-il dès le mois d’octobre 2012 sur le Crédit Immobilier de France ? Si l’on n’en est pas encore là, le groupe spécialisé dans le prêt à l’habitat progresse actuellement sur une pente des plus savonneuses. Comptant en son sein près de 56 filiales coopératives régionales (dont un bon nombre assure le financement d’organismes HLM), le Crédit Immobilier de France subit aujourd’hui de plein fouet les effets d’une succession de déboires.

Entre une crise de l’immobilier fortement préjudiciable pour qui fonde l’essentiel de son activité sur la distribution de crédits et des comptes pour l’exercice 2011 remis hors délais, les ennuis du groupe ont atteint leur paroxysme lorsque l’agence de notation Moody’s a fait entendre, le 16 février dernier, qu’elle pourrait abaisser sa note de 4 crans. En effet, prenant la mesure de cette menace, les commissaires aux comptes ont émis de sérieux doutes sur la capacité du CIF à poursuivre son activité et ont, par conséquent, refusé de confirmer la « continuité d’exploitation » du groupe.

Et pourtant, à en croire les chiffres, le Crédit Immobilier de France ne va pas si mal. Pesant près de 2,4 milliards d’euros en fonds propres et détenant 33 milliards d’euros de prêts immobiliers, le groupe s’apprête même à dévoiler un bénéfice sur l’année écoulée de quelques 78 millions d’euros. Mais de tels chiffres ne pèsent pas bien lourd lorsqu’ils sont confrontés à la défiance des marchés financiers.

La méfiance, voilà bel et bien ce qui pourrait couler le CIF. N’ayant rien d’une banque de dépôt, ce dernier assurait jusqu’à présent l’intégralité de son refinancement auprès des marchés. Face à une probable dégradation opérée par Moody’s, pas sûr que ceux-ci lui accordent de nouveau leur confiance.

Ne pouvant, en l’état actuel des choses, garantir sa survie que jusqu’au mois d’octobre prochain, le CIF n’aura sans doute d’autres choix que de se tourner vers un éventuel repreneur (en l’occurrence une banque). A l’instar d’un Crédit Foncier aujourd’hui filiale de BPCE, le nom du Crédit Immobilier de France pourrait ainsi être prochainement associé à celui d’une grande banque française (la Banque Postale peut être), voire même étrangère.

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