Les banques responsables de la chute du crédit immobilier ?

En matière de distribution d’emprunts immobiliers, l’effondrement continue et, selon les dernières prévisions du Crédit-Logement-CSA, ne devrait pas se résorber cette année. Les banques doivent donc trouver des solutions pour arrêter l’hémorragie. 32,2% de production de crédits immobiliers en moins entre janvier et avril 2012, par rapport à la même période l’an dernier. La situation …

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En matière de distribution d’emprunts immobiliers, l’effondrement continue et, selon les dernières prévisions du Crédit-Logement-CSA, ne devrait pas se résorber cette année. Les banques doivent donc trouver des solutions pour arrêter l’hémorragie.

32,2% de production de crédits immobiliers en moins entre janvier et avril 2012, par rapport à la même période l’an dernier. La situation du prêt immobilier est critique, voire catastrophique. Selon l’Observatoire Crédit Logement-CSA, le volume de crédits immobiliers est en train de retrouver le niveau qu’il avait au plus fort de la crise économique de 2009 ; ce qui est loin d’être une bonne nouvelle. Rien que sur le mois d’avril, la production de prêts à l’habitat a chuté de 9,5%.

Face à ce constat, les banques essayent de stopper la dégringolade. Les taux immobiliers n’ont pas cessé de baisser depuis le début d’année. Le courtier en crédits immobiliers Cafpi a confirmé que les taux ont fortement diminué sur les premiers mois de l’année 2012 et qu’ils peuvent encore reculer en mai de 0,10 à 0,15 points pour un emprunt sur 20 ou 25 ans.

Malgré cela, la production de crédits immobiliers poursuit sa chute. Pour les observateurs du Crédit-Logement-CSA, cette situation est due à un contexte économique difficile mais surtout à la fin des mesures de soutiens. La suppression du PTZ+ dans l’ancien a brisé le rêve de nombreux ménages d’accéder un jour à la propriété. De même, la disparition progressive du dispositif Scellier ne permet plus de soutenir le marché du neuf.

Mais c’est dans l’ancien que la chute est la plus spectaculaire avec un recul de 38% pour les quatre premiers mois de l’année 2012. Les plus touchés sont les jeunes disposant de revenus modestes qui ne peuvent plus assumer un apport personnel de plus en plus conséquent. En effet, la part d’apport personnel réclamé par les banques n’a pas cessé d’augmenter. En moyenne, en avril les acheteurs devaient fournir 28,6% du coût de leur projet pour contracter un emprunt. Un an plus tôt cet apport ne représentait que 24,7% du coût du l’opération.

A cela s’ajoute le raccourcissement des durées d’emprunt qui sont passées en moyenne de 17,6 ans à 16,6 années en avril 2012. Généralement, ce sont les ménages modestes qui empruntent sur de plus longues périodes, mais confrontés à des durées d’emprunts plus courtes, ceux-ci préfèrent bien souvent renoncer à leur projet. Si les banques nient avoir durci leurs conditions d’octroi de prêts immobiliers, les courtiers affirment quant à eux le contraire. A moins d’avoir un excellent profil, comme un CDI et bonne situation financière, il est difficile d’obtenir un crédit immobilier actuellement.

Les établissements prêteurs ont donc intérêt à se montrer un peu plus souples, notamment pour attirer les jeunes ménages au risque de voir la dégringolade s’accentuer. D’autant plus que les banques ne pourront pas maintenir des taux aussi bas toute l’année, sous peine de ne pas pouvoir compenser cette baisse de volume. Les taux devraient donc augmenter après les élections et cette situation risque d’écarter davantage les ménages modestes du marché immobilier.

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