Prêt immobilier : moins d’emprunteurs en 2019 ?

Alors que les premières hausses de taux ont déjà été enregistrées en cette fin d’année, les spécialistes prévoient une augmentation plus conséquente qui pourrait affecter le volume des transactions en 2019. En cause, la baisse du pouvoir d’achat immobilier des ménages également provoquée par la hausse des prix et une fiscalité plus lourde. Une situation qui pourrait particulièrement nuire aux primo-accédants.

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Une remontée des taux nuirait aux primo-accédants

pret-immobilier-moins-emprunteurs-2019On ne cesse de le répéter, les taux d’emprunt sont exceptionnellement bas depuis plusieurs mois. Malgré la hausse des prix de l’immobilier, cette situation a permis à de nombreux ménages de voir se réaliser un projet d’acquisition. Pourtant, de premières hausses mineures des taux ont déjà été enregistrées depuis le début de l’automne, notamment pour les emprunteurs au profil le moins favorable et pour les ménages les plus modestes. Mais qu’en sera-t-il de l’année 2019 ? à en croire les spécialistes, rien n’est plus incertain à l’heure actuelle. Une chose est sûre cependant, les taux vont finir par augmenter.

Combinée à des prix d’achat toujours importants, en particulier dans les grandes villes, la hausse des taux pourrait durement impacter le pouvoir d’achat immobilier des ménages et avant tout des primo-accédants. Des acheteurs qui sont pourtant déterminants pour le dynamisme du marché de l’immobilier.

Vers une baisse du pouvoir d’achat immobilier des Français en 2019

La hausse des prix et la baisse des taux ces dernières années ne semblent pas avoir impacté le pouvoir d’achat immobilier des ménages qui est resté plutôt stable partout en France. Ainsi, en remboursant 1000 € par mois pendant 20 ans, les acquéreurs ont gagné 1 m² à Paris et 2 m² à Lille. À Nice, Lyon, Toulouse, Rennes et Strasbourg, ils ont au contraire perdu respectivement 1,3 et 5 m². Deux exceptions se distinguent cependant. Bordeaux qui paie cher les records de l’année et enregistre une baisse de 15 m² de pouvoir d’achat et Marseille au contraire, où il est désormais possible de s’offrir 20 m² supplémentaires.

30 %
À l’hiver 2018, 30 % des français prévoient d’acheter une résidence principale durant les 5 années à venir. Un chiffre en baisse de 4 points par rapport à celui enregistré au début de l’année.

En 2019, si la hausse des taux se confirme, le pouvoir d’achat immobilier devrait être plus durement touché ce qui pourrait également affecter le moral des futurs acheteurs et auraient des conséquences négatives sur le volume des transactions. Selon les spécialistes, même si la hausse des prix – premier frein à l’achat des acquéreurs – se stabilise, une hausse des taux pourrait en fait coûter plus cher. Les acquéreurs qui ont un projet immobilier en cours ont donc tout intérêt à le finaliser avant la fin de l’année.

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