Vers une nationalisation indirecte du Crédit Immobilier de France

Si la Banque postale, figurait parmi les potentiels repreneurs du Crédit Immobilier de France (CIF), l’organisme bancaire ne s’était pas clairement exprimé sur ce sujet. C’est désormais chose faite : la banque a annoncé lundi 18 juin qu’elle étudierait prochainement le dossier. Pourtant, sauver le CIF n’apporterait pas grand-chose à la Banque postale. Certes, les …

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Si la Banque postale, figurait parmi les potentiels repreneurs du Crédit Immobilier de France (CIF), l’organisme bancaire ne s’était pas clairement exprimé sur ce sujet. C’est désormais chose faite : la banque a annoncé lundi 18 juin qu’elle étudierait prochainement le dossier.

Pourtant, sauver le CIF n’apporterait pas grand-chose à la Banque postale. Certes, les 2,4 milliards de fonds propres que possède le CIF ne lui déplairaient pas. Mais côté crédits immobiliers, récupérer ceux du CIF ne renforcerait pas plus sa position de distributeur, parce qu’elle possède déjà l’un des plus gros réseaux de France. La Banque postale ne s’intéresserait à ce dossier, qu’à cause de l’Etat. En faisant intervenir la Banque postale, l’Etat ne s’impliquerait pas directement dans l’affaire et sous couvert d’une nationalisation déguisée la France pourrait sauver le CIF.

Si l’Etat a cherché un moyen de s’impliquer c’est parce que le CIF est un acteur majeur du secteur bancaire, tant pour le financement de la construction de logements sociaux que pour l’octroi de crédits immobiliers. La faillite du CIF pénaliserait les classes les plus modestes pour l’accès au logement, une situation que l’Etat ne veut pas voir arriver.

La situation du CIF est critique depuis la mi-février. La banque qui ne possède pas de dépôt bancaire se finance exclusivement sur les marchés, mais la crise financière a mis à mal son modèle financier. Les agences de notation Moody’s et Fitch l’ont même jugé « non viable » sans autre soutien financier. En manque de financement, le Crédit Immobilier de France doit donc s’adosser à un autre établissement bancaire pour être moins dépendant des marchés.

La banque HSBC a été mandatée par le CIF afin qu’elle lui trouve un établissement auquel s’adosser. Une dizaine de candidats se seraient manifestés. La Banque postale n’est donc pas la seule à vouloir reprendre le CIF. Selon les informations du quotidien Le Figaro, deux fonds d’investissement américains ainsi que GE Capital, filiale du conglomérat américain de General Electric seraient également intéressés.

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