Assurance de prêt : la transparence des banques mise en cause

Face à la validation de l’amendement Bourquin et la possibilité de résilier annuellement son assurance, les banques font profil bas. En effet, craignant un exode des contrats d’assurance de prêt vers des acteurs tiers, celles-ci redoublent d’efforts pour garder leurs clients. Entre baisse des tarifs et mauvaise information sur ce placement financier, les emprunteurs se sentent floués.

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La récente validation de la résiliation annuelle d’assurance de prêt accentue la concurrence entre les établissements bancaires. Ceux-ci usent de divers moyens pour garder leurs clients, soit en leur proposant des conditions plus avantageuses voire même à leur occulter certaines informations.

L’amendement Bourquin, autorisant les emprunteurs à changer d’assurance de prêt chaque année, transforme ce marché spécifique. En effet, les banques détiennent, actuellement, 88 % des parts du marché de l’assurance de prêt.

40 à 50 %
Les banques bénéficient, en moyenne, de 40 à 50 % de marge sur les contrats d’assurance de prêt.

Un quasi monopole qui pourrait disparaître à cause de cette nouvelle donne. Un changement qui fait la part belle aux acteurs extérieurs et accentue la concurrence entre les établissements bancaires. D’après les pronostics de McKinsey, un cabinet de conseil auprès des entreprises, près de 63 % du secteur de l’assurance-emprunteur pourrait revenir à ces tiers.

Pour rappel, lorsqu’un emprunteur souhaite changer d’assurance de prêt, il doit proposer un contrat présentant des garanties équivalentes à celles qu’il a déjà contractées. Le non respect de cette condition peut entraîner le refus du changement d’assurance.

Les banques prêtes à tout pour conserver leurs clients

Afin d’endiguer cet exode potentiel vers de nouveaux assureurs, les établissements de prêts traditionnels ont recours à deux stratégies : accorder de meilleures conditions ou bien communiquer de manière floue.

Baisse de la marge

En conséquence, de nombreuses banques sont prêtes à baisser drastiquement leurs tarifs afin de conserver leurs clients. Une solution qui ravit les emprunteurs, qui y voient le moyen de réaliser des économies.assurance de prêt négociation
Cependant, étant donné la « facilité » avec laquelle la banque attribue de meilleures conditions d’assurance, les clients peuvent penser avoir été lésés. Certains veulent même lancer une procédure contre leur banque pour « défaut de conseil en matière d’assurance de prêt ». Une stratégie pas si insensée.

Distiller les informations au compte goutte

Les informations relatives au changement d’assurance, relayées par les banques sur leurs médias, ne sont pas forcément accessibles ni très compréhensibles.
Même si certaines font figure d’exception, fournissant des guides explicatifs clairs et pédagogues, elles ne mettent pas à disposition des internautes les mêmes informations. Les brochures peuvent omettre d’expliquer le processus de résiliation d’assurance ou encore les garanties obligatoires à fournir.

Certaines vont même jusqu’à malinformer leurs clients, en stipulant que la souscription à une assurance est uniquement possible auprès de l’établissement prêteur.

Une situation qui amène les emprunteurs à s’interroger sur l’honnêteté de leur banque et la transparence de l’information. Une majorité d’entre eux (67 %) ignoreraient même l’existence de leur droit à la résiliation annuelle d’après un sondage réalisé par Magnolia.fr en novembre 2017.

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