Comment le marché de la vente immobilière se redéfinit avec la crise ?

Relativement épargné par la crise du coronavirus, le marché de l’immobilier tend toutefois à se réinventer. Certaines professions jusqu’alors marginales ont été particulièrement présentes sur la scène immobilière en 2020, contribuant au dynamisme du secteur. À l’image des mandataires et des néo-agences immobilières qui misent sur le digital.

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Mandataire immobilier : une profession qui représente 20 % du marché de l’intermédiation

Le nombre de mandataires immobiliers ne cesse de croître.

Lorsqu’on projette d’acheter un bien immobilier, il n’est pas rare de se tourner vers un intermédiaire tel qu’une agence immobilière Pourtant, de nouveaux professionnels prennent de plus en plus de place sur ce segment, ce sont les mandataires. En 2015, la France en comptait environ 10 000, aujourd’hui leur nombre a été multiplié par 4 et représente 20 % du marché. Leur chiffre d’affaires flirterait avec le milliard d’euros.

Le nombre de mandataires immobiliers n’a cessé de croître depuis 2005. Au départ, la profession attirait surtout des actifs en reconversion professionnelle, n’ayant que peu voire pas d’expérience en immobilier. Mais depuis la loi Alur de 2014, les mandataires doivent se conformer aux mêmes obligations de formation que les agents, à savoir 14 heures de formation par an. Comme le précise le Figaro « depuis le 1er janvier dernier, sont notamment incluses 2 heures sur la discrimination dans l’accès au logement ».

Loi Alur du 24 mars 2014 – Article 24 : « Les personnes mentionnées (…) sont soumises à une obligation de formation continue. Leur carte professionnelle ne peut être renouvelée si elles ne justifient pas avoir rempli cette obligation ».

Le métier de mandataire immobilier (on parle également d’agent commercial) est un métier d’indépendance. Les professionnels n’ont pas d’agence et sont rémunérés à la commission, ce qui représente en moyenne 4 % du prix de vente.

Place au digital avec les néo-agences immobilières

À mi-chemin entre la vente de particulier à particulier et l’agence immobilière, les néo-agences tentent de proposer un nouveau modèle plus indépendant, plus flexible et surtout moins cher pour les acquéreurs. Un modèle qui a particulièrement fait ses preuves durant les confinements.

Comme le résume Stanislas de Dinechin, cofondateur de la néo-agence Hosman, interrogé par le Figaro, l’absence d’agence, l’accent mis sur l’humain et sur le digital, permettent de « pratiquer des tarifs justes ». En effet, la commission est annoncée à l’avance. S’il s’agit d’un taux, il est en moyenne de 2 % du prix de vente contre 5 % pour une agence immobilière traditionnelle.

À l’ère du numérique, les agences immobilières nouvelle génération proposent des espaces clients en ligne accessibles à toute heure, un suivi des visites, un outil de prise de rendez-vous ou encore des documents consultables depuis un ordinateur ou un smartphone. L’idée est de mettre à disposition des services automatisés pour que l’agent puisse se concentrer sur la négociation et sur les échanges avec les acheteurs. Ces services digitalisés permettent également de réaliser des visites virtuelles.

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