Crédit immobilier : les prêts sur 25 ans représentent 27 % des dossiers

Aujourd’hui, la tendance est aux prêts longue durée. Une aubaine pour les emprunteurs depuis plus d’un an, qui peuvent ainsi réaliser des projets immobiliers avec moins de revenus, mais également moins d’apport. Ainsi, en 2018, l’emprunteur type a rajeuni et emprunté sur du plus long terme.

Prêt Immobilier
  1. Accueil
  2. Actualités
  3. Prêt Immobilier
  4. Crédit immobilier : les prêts sur 25 ans représentent 27 % des dossiers

Les prêts longue durée permettent de financer davantage de projets

credit-immobilier-25ansAlors qu’ils semblaient avoir disparu des offres bancaires, les crédits longue durée ont fait leur grand retour ces derniers mois et la tendance semble se confirmer en ce début d’année. Les ménages les plus modestes, ainsi que les jeunes, souvent primo accédants, peuvent ainsi contracter un crédit immobilier sur 20, 25, 30 voire même 35 ans dans certaines banques.

27 %
En 2018, les prêts sur 25 ans et plus, représentaient 27 % des dossiers de financement. En février 2018, ils ont même atteint 30 %.

Un prêt longue durée comporte davantage de mensualités qu’un prêt sur 10 ou 15 ans et est donc plus onéreux. Mais en contrepartie, il permet de plus petits remboursements mensuels ce qui allège le « reste à vivre » des ménages ainsi que leur taux d’endettement. Une aubaine pour les foyers emprunteurs, en particulier en cette période de taux bas.

Réduire son taux d’endettement grâce à un prêt sur 25 ans

Prenons le cas d’un jeune couple qui souhaite faire l’acquisition d’un appartement de 71 m² à Nantes en guise de résidence principale. Chacun gagnant environ 1300 € net par mois, leur souhait initial se porte sur un prêt de 216 000 € à 1,5 % sur 20 ans. Le couple est par ailleurs en mesure de compléter ce crédit immobilier par un apport personnel de 10 %. Or, ce prêt, assurance incluse, nécessite des mensualités de 1 069 € ce qui entacherait fortement le budget du couple et viendrait par ailleurs à l’encontre des règles bancaires en matière de taux d’endettement, qui ne doit pas dépasser 33 % des revenus.

En optant pour un prêt plus long, sur 25 ans, le couple améliore son « reste à vivre » avec des mensualités de 921 €.

2/3 des emprunteurs sont des primo-accédants

Preuve du nouveau cap pris ces derniers mois par les établissements financiers, l’année 2018 était sans conteste celle des primo-accédants et des ménages plus modestes. En effet, l’an dernier, les revenus moyens des foyers emprunteurs sont passés sous la barre des 5 000 € mensuels, à 4 376 € nets, une première depuis 5 ans.

Si Paris confirme sa singularité par rapport au reste de la France, les autres agglomérations bénéficient quant à elles des taux bas et de l’allongement des prêts qui permettent aux foyers les moins aisés d’accéder à la propriété.

Aujourd’hui en France, l’emprunteur type finance un projet immobilier de 234 162 € avec un apport personnel de 18 500 € et un crédit immobilier de 216 662 € sur 20 ans. Il a en moyenne 36 ans et vit au sein d’un foyer qui perçoit 4 376 € de revenus nets chaque mois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *