Crédit immobilier : premières hausses des taux observées depuis 2 ans

Certes modérées, quelques hausses des taux d’intérêt sont observées ça et là. Certains établissements financiers ont également fait le choix de renforcer leurs conditions d’accès à un crédit immobilier. Une manière d’anticiper un changement de cap qui pourrait survenir l’an prochain ? Pour l’heure, seuls les ménages les plus modestes et les crédits longues durées semblent concernés.

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Des taux à la hausse pour les plus faibles revenus et les crédits longue durée

Alors que se profile la fin de l’année 2019, les taux des crédits immobiliers s’affichent en moyenne à 1,05 % sur 15 ans, 1,25 % sur 20 ans et 1,45 % sur 25 ans. Et surprise, les premières hausses ont été observées. Même si elles sont limitées, elles sont toutefois remarquables puisque c’est du jamais-vu depuis deux ans.

+0,15 %
Au 4ème trimestre 2019, des hausses des taux d’intérêt des crédits immobiliers de l’ordre de 0,05 à 0,15 %, sont constatées.

Malgré tout, il est difficile d’en déduire dès maintenant une tendance pour les mois à venir. En effet, ces hausses semblent être appliquées au cas par cas par les banques, vis-à-vis des clients les moins aisés et pour les crédits contractés sur les durées les plus longues, 25 ans ou plus. Une manière peut être de rehausser leurs marges en fonction des profils des emprunteurs, pour compenser la baisse continue des taux qui persiste depuis plusieurs mois. Qui plus est, les ménages ayant les plus hauts revenus peuvent quant à eux négocier quelques euros supplémentaires en bénéficiant de taux rabotés. Un ajustement à la hausse ou à la baisse peu surprenant en cette période de l’année, alors que toutes les banques ont rempli leurs objectifs annuels concernant les crédits immobiliers accordés.

Les banques plus sélectives au dernier trimestre 2019

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Si la hausse des taux est donc loin d’être un phénomène généralisé, les courtiers sont les premiers témoins du durcissement des conditions de financement par les banques en cette fin d’année. En octobre 2019, ils étaient 95 % à le constater contre 64 % seulement un an plus tôt. 77 % d’entre eux estiment par ailleurs que les banques ont durci le ton en ce qui concerne l’apport personnel nécessaire pour obtenir un prêt immobilier, contre 67 % en 2018.

En pratique, de nombreux courtiers rencontrent actuellement des difficultés pour obtenir un financement pour les profils à risques, les ménages les plus modestes percevant moins de 30 000 euros par an, ainsi que les financements à 110 %. Sur ce dernier point, il faut comprendre les financements qui incluent à la fois le prix du bien, les frais d’agence et les frais de notaire. Une pratique qui pénalise les candidats à l’achat les moins fortunés ainsi que les primo-accédants.

Reste qu’avec la nouvelle année à venir, les objectifs des banques vont être remis à zéro et les conditions d’accès au crédit immobilier devraient rester favorables en 2020.

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