Epargne, crédit, les banques en ligne peinent à séduire

Si l’on a coutume de présenter la banque en ligne comme un secteur d’activité en pleine expansion, force est de constater que bien peu d’usagers ont sauté le pas de la dématérialisation. Si l’on en croit une récente étude menée par Precepta (le département d’études stratégiques du groupe Xerfi), les banques diffusant leurs produits exclusivement …

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Si l’on a coutume de présenter la banque en ligne comme un secteur d’activité en pleine expansion, force est de constater que bien peu d’usagers ont sauté le pas de la dématérialisation. Si l’on en croit une récente étude menée par Precepta (le département d’études stratégiques du groupe Xerfi), les banques diffusant leurs produits exclusivement en ligne (que l’étude nomme les « pure players ») n’attireraient pour l’heure qu’à peine 3% des français, soit « moins de 3 millions de personnes ». Véritable marché de niche, la banque en ligne resterait réservée à une petite frange de la population, à savoir les « CSP+, technophile et en quête d’autonomie ».

S’ils rechignent à confier l’ensemble de leurs comptes et contrats à un établissement en ligne, les français se montrent également extrêmement prudents face à la souscription d’un produit financier en ligne. Qu’il s’agisse d’une épargne, d’un crédit à la consommation, d’un prêt immobilier ou tout simplement d’une ouverture de compte, seuls 18% des produits proposés par les banques feraient l’objet d’une souscription en ligne. « L’agence bancaire reste en France le principal canal de souscription de produits financiers, surtout pour les plus complexes et engageants », expliquent à ce sujet les auteurs de l’étude. Rien d’étonnant donc à ce que la France soit le pays européen le moins développé en matière de banques en ligne.

Si cette prudence des usagers français face à un service bancaire dématérialisé se révèle notamment alimentée par une certaine incertitude quant à la sécurisation effective des produits proposés, certains consommateurs pourraient également pointer du doigt la solidité toute relative de ces établissements. En effet, si l’on en croit l’étude, sur les 6 banques en ligne observées, seules 3 présenteraient un bilan positif (Fortuneo, ING Direct et BforBank).

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