Fin de l’APL Accession : coup dur pour les primo-accédants

En matière d’accession à la propriété, le gouvernement souffle le chaud et le froid. Après avoir offert aux candidats à l’achat un prêt à taux zéro plus accessible, il s’apprête en effet à priver les ménages modestes d’une aide au logement pourtant non négligeable : l’APL Accession. APL Accession : une aide au logement en …

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En matière d’accession à la propriété, le gouvernement souffle le chaud et le froid. Après avoir offert aux candidats à l’achat un prêt à taux zéro plus accessible, il s’apprête en effet à priver les ménages modestes d’une aide au logement pourtant non négligeable : l’APL Accession.

APL Accession : une aide au logement en voie de disparition

Si près de 30 000 particuliers profitent chaque année de cette aide distribuée par l’Etat au moment de la souscription d’un prêt immobilier aidé (prêt conventionnel ou prêt accession sociale), le nombre des bénéficiaires pourrait bientôt être réduit à peau de chagrin. Dans le cadre du projet de loi de Finances 2015, l’article 52 propose en effet de revenir sur l’APL Accession en ne l’octroyant qu’aux seuls emprunteurs dont les ressources chuteraient d’au moins 30% en cours de prêt.

« L’APL est une aide très efficace car elle est directement versée à la banque prêteuse et vient donc réduire la mensualité de crédit payée par l’emprunteur jusqu’à 30%, voire davantage dans certains cas » explique Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer. « Prise en compte par les banques dans le plan de financement, elle permet donc à des ménages dont l’endettement aurait été trop élevé sans cette aide de devenir propriétaire », précise-t-elle.

Les professionnels de l’immobilier défendent l’APL

Si la modification (certains parleront là de suppression) de cette aide au logement devrait mettre à mal les intentions d’achat de bon nombre de ménages modestes, elle suscite également la colère des professionnels du bâtiment. La Fédération Française des constructeurs de maisons individuelles (FFC) estime en effet que cette mesure pourrait nuire au financement de quelques 23 100 logements neufs. « On nous donne d’une main pour nous reprendre de l’autre », s’indigne de son côté Roger Bélier, président du Syndicat National des Aménageurs Lotisseurs (Snal).

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