Fin des taux fixes : comment y faire face ?

En octobre dernier, les établissements bancaires manifestaient une vive inquiétude face aux récentes prises de position du Comité de Bâle. Organe de contrôle bancaire international, celui-ci réfléchirait en effet le plus sérieusement du monde à supprimer purement et simplement les crédits à taux fixe au profit des emprunts à taux variable. S’il ne s’agit pour …

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En octobre dernier, les établissements bancaires manifestaient une vive inquiétude face aux récentes prises de position du Comité de Bâle. Organe de contrôle bancaire international, celui-ci réfléchirait en effet le plus sérieusement du monde à supprimer purement et simplement les crédits à taux fixe au profit des emprunts à taux variable. S’il ne s’agit pour l’heure que d’une piste de travail visant à renforcer la stabilité du système financier, certains professionnels réfléchissent déjà à la meilleure façon de faire face à une telle éventualité.

2015, la fin programmée des taux fixes

Très largement plébiscités par les banquiers mais également par les emprunteurs, les taux fixes représentent-ils une menace pour les établissements prêteurs ? C’est ce qu’estime le Comité de Bâle qui planche actuellement sur leur possible suppression et ce, dès l’année 2015. Si les particuliers souscrivant un prêt immobilier profitent actuellement de conditions d’emprunt extrêmement avantageuses symbolisées par l’attractivité sans précédent des taux fixes, les banques se refinancent pour leur part en empruntant auprès des marchés à des taux pouvant évoluer à la baisse comme à la hausse. Pour le Comité de Bâle, cette disparité entre les taux de crédit et les taux de refinancement fait peser sur la banque un risque non négligeable (à savoir que le taux de refinancement soit plus élevé que le taux auquel le crédit a été accordé). Afin d’effacer ce risque potentiel, le gendarme bancaire étudierait donc la possibilité de généraliser les taux variables en supprimant les taux fixes.

Quelques années de transition indispensables

Si les banques ont rapidement affiché leur désapprobation en interpellant directement le Comité de Bâle, des professionnels de l’immobilier imaginent déjà les diverses mesures qu’il conviendrait de mettre en place pour aborder le plus sereinement possible cette disparition des taux fixes. C’est notamment le cas de Jacques Daboudet. Le Président de Capifrance estime ainsi qu’une période d’adaptation s’avérera plus qu’indispensable, tant pour les banques que pour leurs clients. « Si un changement du système doit avoir lieu, il doit se faire non pas du jour au lendemain mais sur quelques années, de manière à ce que la culture française évolue progressivement », précise-t-il. Quant aux taux variables qui deviendraient dès lors la norme, il apparaît dès lors « essentiel de poser certaines conditions et notamment que ces taux soient capés à +1 ou +2% ».

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