L’inégalité homme/femme se ressent aussi dans les crédits immobiliers

L’heure n’est pas encore à l’égalité des sexes. Alors que les femmes vivent toujours en moyenne plus longtemps que les hommes, des décalages de traitement subsistent au quotidien. Sur les revenus tout d’abord, mais également, plus surprenant, sur les conditions d’accès à la propriété immobilière. À profil similaire, une femme empruntant seule se voit prêter environ 11 % de moins qu’un homme.

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Le crédit immobilier coûte plus cher aux femmes qu’aux hommes

femme-homme-inegaliteEn 2018, L’INSEE estimait l’espérance de vie moyenne des femmes à 85,4 ans contre 79,5 ans pour les hommes. Un écart de presque 6 ans qui ne semble pourtant pas favorable aux femmes, en tout cas en matière de prêt immobilier.

À poste équivalent, les salaires des femmes sont généralement de 12,8 % inférieurs à ceux des hommes. Un premier décalage qui pénalise les acheteuses qui bénéficient à ce titre de conditions d’emprunt moins avantageuses que celles accordées aux hommes. Mais la capacité d’emprunt des femmes n’est pas seule dans le viseur. L’assurance-emprunteur leur coûte également plus cher.

Et les disparités selon les sexes ne s’arrêtent pas là. En moyenne, un homme peut obtenir un taux de 1,6 % pour son crédit immobilier, quand les femmes doivent composer avec 1,76 %. Une différence qui tend à allonger la durée des prêts immobiliers féminins. 211 mois environ contre 190 mois à peine chez les hommes.

Différences de statuts entre hommes et femmes : le principe d’équité mis à mal

Depuis 2012, pourtant, une décision de la Cour de justice de l’Union européenne revendique le principe d’équité, interdisant de ce fait les différences de prime d’assurance entre hommes et femmes.

Communiqué de presse de la Commission européenne – Bruxelles, le 20 décembre 2012 : « Dans son arrêt du 1er mars 2011 (…), la Cour de justice de l’UE a donné aux assureurs jusqu’au 21 décembre 2012 pour changer leur politique des prix de manière à respecter l’égalité de traitement entre leurs clients, qu’ils soient de sexe masculin ou féminin, en ce qui concerne les primes et les prestations d’assurance ».

Contre toute attente, cette décision semble pourtant avoir creusé l’écart entre les deux sexes. Ainsi, en 2018, 56 % des contrats d’assurance de prêt étaient souscrits par des hommes. Un chiffre qui grimpait à 68 % pour les acheteurs en solo. Les taux d’assurance sont quant à eux toujours plus intéressants pour les hommes à 0,16 % contre 0,172 % pour les femmes, ce qui impacte logiquement le montant des primes. Des disparités qui persistent du fait des différences de revenus, mais également de statuts professionnels. 20 % des hommes qui empruntent seuls sont des cadres contre 14,6 % chez les femmes.

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