Primo-accédants : les oubliés de la reprise immobilière

Se confirmant au fil des semaines, la reprise de l’immobilier ne semble pas profiter à tout le monde. Si l’on en croit Cafpi, les primo-accédants seraient une nouvelle fois les parents pauvres du marché immobilier. Taux attractifs, retour des acheteurs : le marché immobilier se relance Dans sa dernière note de conjoncture, Cafpi constate que …

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Se confirmant au fil des semaines, la reprise de l’immobilier ne semble pas profiter à tout le monde. Si l’on en croit Cafpi, les primo-accédants seraient une nouvelle fois les parents pauvres du marché immobilier.

Taux attractifs, retour des acheteurs : le marché immobilier se relance

Dans sa dernière note de conjoncture, Cafpi constate que la remontée des taux observée depuis trois mois n’aura finalement pas eu raison de leur attractivité. Avec des prêts immobiliers sur 20 ans se négociant à des taux avoisinant les 2,50%, les candidats à l’achat bénéficient encore de conditions d’emprunt tout à fait exceptionnelles. Des conditions dont ils n’hésitent plus à profiter. La hausse du nombre de crédits accordés au 1er semestre 2015 (+30% par rapport à la même période en 2014) s’est donc mécaniquement traduite par une hausse des transactions, plaçant ainsi résolument le marché immobilier sur la voie de la reprise.

Les primo-accédants passent encore à la trappe

Et pourtant, tous les candidats à l’achat n’ont pas le c½ur à la fête. Généralement jeunes et peu fortunés, le courtier note en effet que « les primo-accédants restent les grands absents de la reprise du marché immobilier ». C’est dernier pâtissent non seulement de prix qui, s’ils ont baissés dans bon nombre de villes, restent encore bien trop élevés pour leur budget, mais également d’une absence de soutien flagrante de la part de l’Etat. Alors que les investisseurs se sont récemment vus confirmer le maintien du dispositif de défiscalisation Pinel, les primo-accédants n’ont que peu de choses à attendre d’un prêt à taux zéro des plus limités. Dans l’ancien, moins de 500 PTZ ont ainsi été accordés depuis le début de l’année, de quoi douter de son réel intérêt.

Empruntent plus (183.383 euros contre 172.973 euros) et sur de plus longues durées (236 mois contre 233 mois) qu’il y a un an, les primo-accédants n’ont pas pour autant réinvesti le marché. Ces derniers ne représentent en effet que 29% des transactions alors que, comme le souligne le courtier, « dans un marché sain, leur part devrait être de 50% ».

Les investisseurs ont le sourire

Du côté des investisseurs, la situation est toute autre. Après s’être adjugés 10% des acquisitions en 2014, ils représentent aujourd’hui 11,5% de l’activité alors que l’exercice 2015 est encore loin d’être achevé. Profitant pleinement de l’attractivité du dispositif Pinel, la part des achats de logements locatifs sur marché pourrait ainsi atteindre « 15% à la fin de l’année ».

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