Restriction du zonage Pinel : quelles retombées sur l’investissement ?

La récente annonce de la prolongation du dispositif Pinel jusqu’au 31 décembre 2021 a permis de rassurer les investisseurs qui pourront encore profiter de ses avantages fiscaux. Toutefois, il ne sera plus effectif dans la zone B2, à partir du 31 décembre 2018 et à partir du 31 décembre 2017 pour la zone C.

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Environ 90 % du territoire exclus dans la restriction du zonage Pinel

À partir du 1er janvier 2019, seulement trois zones seront encore éligibles à la loi Pinel ; à savoir la A bis, A et la B1 qui regroupent les grandes villes en situation de tension immobilière. Les zones B2 et C ne pourront plus prétendre à ce dispositif de défiscalisation, ce qui comprend les communes « non tendues » ainsi que les territoires ruraux. Soit 90 % du pays.

Au total, ce sont à peu près huit millions de Français qui en seront exclus, ce qui pourrait ralentir de manière notable le nombre de ventes. En effet, les promoteurs immobiliers comptaient sur le dispositif Pinel pour lancer des programmes de construction et vendre ces logements neufs aux investisseurs se lançant sur le marché locatif.

Construction de 60 000 logements

Cependant, la restriction du zonage Pinel n’empêchera aucune construction ou vente neuve, les acheteurs sont toujours en quête de ce type de bien avec ou sans bonus. En conséquence, les promoteurs devront trouver d’autres arguments de vente pour séduire leur clientèle et répondre à la demande croissante du marché.

L’année dernière, attirés par la réduction d’impôt maximale de 21 %, les investisseurs ont permis la construction de 60 000 logements soit 50 % de la construction collective privée.

Faut-il favoriser l’investissement en B2 ou C au risque de perdre en rentabilité ?

Pour rappel, la zone B2 était éligible au dispositif Pinel depuis 2014 et la zone C depuis seulement un an, du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017. Sa mise en place dans ces communes devait être soumise à l’obtention d’une dérogation préfectorale, le but étant de cibler les besoins immobiliers de ces localisations et d’y augmenter le nombre de logements. Ainsi, l’offre de biens disponibles sur le marché croissait et permettait de réaliser une baisse des loyers.

Cependant, en deux ans, près de 800 agréments ont été remis témoignant d’une faiblesse au sein du dispositif. D’autant plus que les loyers pratiqués dans les zones B2 et C étaient inférieurs aux plafonds Pinel appliqués, à cause de la faible demande de biens. De ce fait, il est pertinent de se demander si l’Etat doit poursuivre ses efforts en faveur de la construction de logements dans ces zones, quitte à ce que l’investissement ne soit pas très rentable.

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