Taux d’endettement : où en est-on des crédits immobiliers à 33 % ?

Depuis quelques jours, les autorités représentées par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont donné aux banques leurs recommandations. Parmi elles : la fin des crédits immobiliers de plus de 25 ans et le respect strict du taux d’endettement à 33 % maximum.

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Dans un contexte concurrentiel, le crédit immobilier est devenu un produit d’appel.

Depuis le début de l’année, le nombre de crédits immobiliers accordé est en forte hausse, porté par la baisse continue des taux et l’assouplissement des conditions d’octroi. Mais sur ce point, justement, les autorités ont alerté les banques il y a quelques semaines, les jugeant trop laxistes. Il faut dire que le crédit immobilier est devenu un produit d’appel qui permet aux établissements financiers connaissant une forte concurrence, d’attirer de nouveaux clients pour ensuite leur proposer d’autres produits sur lesquels les marges sont plus importantes : assurance-vie, crédit à la consommation, domiciliation bancaire par exemple.

S’il ne s’agit pour le moment que de recommandations, les autorités se réservent le droit de durcir le ton dans les semaines à venir. Reste que les banques sont d’ores et déjà invitées à limiter les crédits immobiliers à 25 ans et à respecter un taux maximal d’endettement des emprunteurs de 33 %. Une marge « d’erreur » est toutefois admise. 15 % des dossiers peuvent ne pas respecter ces règles, ce qui doit s’apprécier au cas par cas.

Taux d’endettement : les primo-accédants empruntent sous le seuil de 33 %.

Taux d’endettement-les primo-accédants empruntent sous le seuil de 33 %.La règle des 33 % n’a rien de réglementaire. Il s’agit en réalité d’une bonne pratique mise en place et adoptée par les banques elles-mêmes, afin de conserver un bon équilibre et de limiter le taux de défaillance des clients. Ce taux limite d’endettement permet aux emprunteurs de conserver un « reste à vivre » confortable tout en remboursant les mensualités de leur crédit et les charges. Et dans la majorité des cas, les ménages français empruntent en dessous de ce seuil.

29,95 %
Entre 2011 et 2019, le taux d’endettement des ménages emprunteurs est resté stable, passant de 30,94 % à 29,95 %

En septembre, l’ACPR souvent qualifié de gendarme bancaire, a publié ses chiffres qui font état d’un taux d’endettement médian de 30 %. Ce qui inquiète donc davantage les autorités concerne les quelque 28,4 % de ménages qui s’endettent à plus de 35 %. Plus important, cette proportion a augmenté de cinq points en cinq ans.

Selon l’ACPR, le taux d’endettement a le plus progressé chez les acheteurs de résidence principale et les investisseurs locatifs. Du côté des primo-accédants en revanche, qui sont les emprunteurs les plus prisés des banques, l’heure est à l’équilibre. Le taux d’effort médian est actuellement de 30,07 % chez les jeunes acheteurs et 42 % d’entre eux empruntent même entre 20 et 30 %.

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