Crédit immobilier : le profil des emprunteurs a-t-il évolué depuis la crise sanitaire ?

Depuis le début de la crise sanitaire, le profil des emprunteurs a évolué. On s’aperçoit que les ménages sont légèrement plus jeunes, avec plus d’épargne et s’endettent sur des durées plus longues. On vous explique cela plus en détails.

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Les taux n’ont jamais été aussi bas, en particulier pour une durée de plus de 20 ans. D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux de crédit seraient descendus à 1,05 % (hors assurances) au mois de juillet 2021. Des chiffres jamais atteints. Malgré cela, l’accès au crédit a été restreint. En effet, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) serait en cause, depuis ces deux dernières années, il recommandait aux banques d’être plus vigilantes sur l’accès au crédit, ces recommandations sont devenues obligatoires au mois de juillet 2021. Le profil des emprunteurs a donc changé, voici les dernières tendances observées.

Zoom sur les revenus de ces profils emprunteurs

D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les revenus moyens des emprunteurs n’ont pas évolué entre 2020 et 2021. En effet, on observe que 36,5 % des dossiers en 2021 représentent des ménages disposant de moins de 3 SMIC, contre 35,9 % en 2020. Toutefois, la proportion des ménages gagnant moins de 3 SMIC avait chuté en 2020 tandis qu’en 2021, elle reste stable. Pour comprendre ce phénomène, revenons aux indications du HCSF en 2019.

En effet, ces derniers avaient déjà demandé aux banques de limiter le taux d’endettement de leurs clients à 33 % de leurs revenus. Cela a eu pour conséquence de pénaliser les ménages les plus bas. Les clientèles des banques ont donc évolué, se déplaçant sur des tranches de revenus plus élevées. En chiffres, on observe qu’en 2019 les ménages comptabilisant plus de 5 SMIC étaient de 25,5 % contre 28,7 % en 2021. Une évolution significative à prendre en compte.

De nouvelles exigences pour les banques

Les banques sont devenues plus exigente en matière d’épargne. En effet, les emprunteurs doivent être capables de financer une partie des frais d’achat du bien, tels que les frais de notaire ou d’agence, dans un souci d’améliorer la solvabilité. En effet, le taux d’apport personnel était supérieur de 23 % à son niveau du 4° trimestre 2019. Une hausse considérable qui prouve le remaniement du marché du crédit immobilier. Les personnes pouvant emprunter sont celles capables de mobiliser un apport conséquent comme le prouvent les chiffres. Entre 2019 et 2020, l’épargne personnelle avait grimpé de 10,7 % contre 12,6 % entre 2020 et 2021. L’apport est donc devenu le gage du crédit.

Des emprunts longues durés

Les chiffres mettent en avant que la durée des prêts s’allonge chez les emprunteurs. En effet, en moyenne, la durée des prêts s’établit 236 mois soit 19,7 ans en juillet 2021, soit 7 mois de plus qu’en décembre 2020. Ceci serait une conséquence des nouvelles règles imposées par le HCSF. Les ménages ne pouvant plus s’endetter au-delà de 35 % de leurs revenus, les banques leurs accordent un délai de remboursement plus long. C’est ainsi qu’en deux ans, les prêts d’une durée supérieure à 20 ans sont devenus populaires chez les emprunteurs. En 2021, ils représentent 55 % contre 48 % en 2019.

Les emprunteurs, de plus en plus jeunes

L’âge des emprunteurs a évolué suite à la crise sanitaire. En effet, en rallongeant la durée moyenne des prêts et en baissant leurs taux, cela a permis d’améliorer la possibilité d’accès pour les jeunes. Il est évidemment indispensable d’avoir un apport pour pouvoir avoir accès au prêt immobilier. Pour conclure, la proportion des jeunes a augmenté d’un point par rapport à 2020, au détriment des plus de 45 ans.

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