Crédit immobilier : une demande soutenue, mais des banques très sélectives

Freinés dans leurs projets immobiliers depuis le début de la crise sanitaire et le confinement, les Français se sont rattrapés au mois de juin où l’on observe une forte demande de crédits. Si l’été s’est avéré plus calme, notamment par rapport à la même période en 2019, le marché du crédit immobilier demeure très dynamique. Reste que le durcissement des conditions d’octroi des banques pénalisent certains emprunteurs, notamment les plus modestes.

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La demande de crédit immobilier ne faiblit pas malgré la crise sanitaire

Après une reprise post-confinement jugée exceptionnelle, l’activité du secteur immobilier semble se maintenir en septembre. Malgré la hausse des taux des crédits immobiliers, de l’ordre de +,1 à 0,4 point, qui a accompagné les débuts de la crise sanitaire, les ménages français sont toujours nombreux à souhaiter mener à terme leur projet immobilier en 2020.

Quant aux banques, si elles acceptent toujours de prêter, elles se montrent toutefois plus sélectives. Le profil des emprunteurs et leur taux d’endettement sont ainsi scrutés à la loupe.

Les primo-accédants et les ménages modestes pénalisés par la règle des 33 % d’endettement

Les primo-accédants et les ménages modestes pénalisés par la règle des 33 % d’endettementFin décembre 2019, le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) a publié la liste des bonnes pratiques que les banques devaient adopter afin de faire face à la demande de crédits immobiliers. Parmi elles, le respect strict d’un taux d’endettement de 33 % et des durées de crédits limitées à 25 ans.

Si une marge d’erreur de 15 % a, dans un premier temps, été autorisée, les banques suivent encore plus scrupuleusement les recommandations du HCSF depuis la crise liée à l’épidémie de covid-19 et le confinement. Or depuis le début de l’année, un tiers des dossiers déposés dans certaines banques présentent un taux d’endettement supérieur à 33 %.

S’il est alors possible d’augmenter la part d’apport personnel ou de diminuer le montant emprunté pour réduire les mensualités, les ménages modestes ainsi que les primo-accédants, qui disposent de peu voire pas d’épargne, sont les premiers pénalisés.

Le secteur d’activité plus important que l’apport personnel

Malgré le durcissement des conditions d’octroi, l’apport personnel n’est pas toujours déterminant. Dans certaines banques, 37 % des emprunteurs ne disposent que d’un apport de 5 % du montant du projet et plus de 50 % ont à disposition moins des 10 % traditionnellement requis.

L’apport personnel est un atout pour accompagner une demande de financement, mais ce n’est plus un prérequis dès lors que le taux d’endettement est inférieur à 33 %.

Il est, en revanche, un point bloquant depuis le confinement mis en place en réponse à l’épidémie de coronavirus, celui du secteur d’activité dans lequel travaille les emprunteurs. La restauration, le tourisme, l’événementiel ou encore l’hôtellerie ont, en effet, été les premiers touchés par la crise sanitaire, conduisant à de nombreux cas de chômage partiel.

Reste que pour l’heure, les ménages peuvent toujours espérer emprunter à des conditions favorables : 1,15 % en moyenne sur 15 ans, 1,30 % à 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans.

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