Logements vacants : Paris veut racheter ses “chambres de bonne”

Dans un communiqué publié cette semaine, la mairie de Paris annonce son intention de racheter les milliers de « chambres de bonne » laissées inoccupées pour les remettre sur le marché. Les « chambres de bonne », la solution au manque de logements parisiens ? Dans sa quête incessante de logements, la municipalité de Paris …

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Dans un communiqué publié cette semaine, la mairie de Paris annonce son intention de racheter les milliers de « chambres de bonne » laissées inoccupées pour les remettre sur le marché.

Les « chambres de bonne », la solution au manque de logements parisiens ?

Dans sa quête incessante de logements, la municipalité de Paris a, depuis de nombreux mois déjà, engagé une véritable guerre aux logements vacants. Après la surtaxe de ses résidences secondaires, le renforcement du droit de préemption, la transformation de bureaux vides en logements ou encore le lancement du dispositif Multiloc, la lutte semble désormais devoir s’orienter vers un autre front, celui des chambres de service, les fameuses « chambres de bonne ».

Selon une récente étude de l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme), la capitale compterait quelques 114.000 chambres de bonne dont 85% seraient laissées vides. Un vivier que la municipalité entend aujourd’hui exploiter puisqu’avec des surfaces comprises entre 5 et 14m², ce n’est pas moins d’un million de mètres carrés que la ville pourrait récupérer. Ayant promis de livrer 10.000 nouveaux logements chaque année (dont 7.000 logements sociaux), Anne Hidalgo ne compte pas laisser passer une telle aubaine.

Chambres de bonne : que compte en faire la mairie ?

Par voie de communiqué, la mairie a donc annoncé son intention d’ « utiliser ce potentiel pour créer des logements, privés ou sociaux ». Concrètement, la ville pourrait inciter les organismes HLM à se porter acquéreurs mais aussi mettre en pratique le dispositif Multiloc officialisé le mois dernier. Celui-ci propose en effet aux propriétaires de financer une partie de la réhabilitation de leurs logements vacants afin de les remettre sur le marché locatif. Adjoint en charge du logement, Ian Brossat explique enfin à propos de ces chambres de bonne que la municipalité pourra éventuellement « mutualiser plusieurs d’entre elles pour en faire un logement d’une superficie adéquate. Il s’agit notamment de répondre aux besoins de studios et de deux pièces, à des loyers abordables, exprimés par les étudiants ou les jeunes actifs ».

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