Prêt à taux zéro : les promoteurs en veulent plus

Tout juste validé par les députés, le futur prêt à taux zéro 2016 sera-t-il modifié ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les promoteurs qui appellent à un renforcement du dispositif notamment dans les zones les plus tendues. Le PTZ 2016 doit-il être ajusté ? Rarement une réforme portée par le gouvernement n’aura suscité autant …

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Tout juste validé par les députés, le futur prêt à taux zéro 2016 sera-t-il modifié ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les promoteurs qui appellent à un renforcement du dispositif notamment dans les zones les plus tendues.

Le PTZ 2016 doit-il être ajusté ?

Rarement une réforme portée par le gouvernement n’aura suscité autant d’enthousiasme, tant du côté des professionnels que des particuliers. Adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit du 12 au 13 novembre, le prêt à taux zéro 2016 n’a jusqu’ici été la cible que de très peu de critiques (quasiment toutes visant l’obligation de travaux lors de l’achat d’un logement ancien). Il faut dire que cette nouvelle version est ambitieuse (doubler le nombre de ménages éligibles) et semble s’être donnée les moyens d’atteindre cet objectif. C’était toutefois sans compter sur la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers) qui, si elle reconnaît les vertus du futur prêt, estime que le gouvernement aurait pu aller encore plus loin dans sa volonté de soutenir la relance du marché.

Un dispositif favorisant les zones tendues

A travers un communiqué, la Fédération appelle en effet le gouvernement à reconsidérer son dispositif afin de renforcer son impact sur l’immobilier neuf et plus particulièrement au sein des zones dites « très tendues ». Concernant le financement de logements neufs, la FPI préconise de doter les candidats d’un PTZ non seulement plus conséquent mais également plus accessible. Concrètement, cela passerait par la création d’une zone Abis (regroupant les localités où la demande reste très inférieure à l’offre) soumise à des modalités d’emprunt spécifiques. La fédération propose que les plafonds de ressources y soient relevés et que le montant empruntable puisse excéder 40% du coût total de l’acquisition.

« Bien que ces mesures redonnent de l’espoir d’accéder à la propriété aux ménages dans la plupart des zones urbaines, elles font l’impasse sur l’accession en zones très tendues (1ère couronne Parisienne). Les prix y sont trop élevés, compte‐tenu, principalement de l’insuffisance d’autorisations de construire, pour que ce nouveau PTZ solvabilise suffisamment les ménages », lançait ainsi la fédération.

Le logement neuf souhaite reconquérir les accédants à la propriété

Pour les promoteurs, de telles revendications découlent d’un constat tout simple : le marché du neuf souffre actuellement d’un manque flagrant de candidats à l’accession à la propriété. En effet, à l’occasion de sa dernière note de conjoncture, la FPI soulignait que le volume de ventes de logements neufs était aujourd’hui principalement alimenté par les investisseurs locatifs (représentant 54% des acheteurs au 3ème trimestre 2015).

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