Le prêt relais : mode d’emploi

Acheter avant d’avoir vendu. C’est une situation que connaissent de nombreux ménages, attirés par les bonnes affaires immobilières, actuellement possibles et les taux bas. Pour ce faire, il existe une solution : le prêt relais. Une méthode de financement qui doit cependant être étudiée sérieusement afin de ne pas affaiblir le budget des ménages.

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Qu’est-ce que le prêt relais ?

Besoin de déménager rapidement pour des raisons personnelles ou professionnelles, coup de cœur pour une nouvelle habitation, nécessité de faire une offre rapide dans une zone où le marché immobilier est tendu… Il y a de nombreuses raisons qui peuvent conduire certains particuliers à devoir financer un nouveau projet sans bénéficier immédiatement de la vente d’un logement précédent. Pour ce faire il existe le prêt relais.

En pratique, la banque qui accorde le prêt relais avance les fonds nécessaires à la nouvelle acquisition. La somme est ainsi débloquée sans toutefois devoir commencer à la rembourser, exception faite des intérêts. Cette situation est valable pendant une durée définie entre l’établissement financier et le client. La durée du prêt relais est jugée nécessaire pour permettre au client de trouver un acquéreur.

Il existe trois types de prêts relais : sec, jumelé ou adossé et « en franchise totale ». Le premier est un prêt relais classique qui se suffit à lui seul pour financer le nouveau projet. Mais ce prêt ne représentant pas 100 % du bien à vendre, il peut être nécessaire de contracter un second prêt complémentaire du type PTZ ou prêt immobilier classique. On parle alors de prêt relais jumelé ou adossé. Quant à la franchise totale, l’emprunteur ne rembourse les intérêts et le capital emprunté qu’au moment de la vente effective du premier logement.

Avantages et inconvénients du prêt relais

pret-relais-mode-emploiUn prêt relais ne couvre généralement que 50 à 80 % du prix de vente du premier logement. Les banques se protègent ainsi contre une mauvaise estimation ou les aléas du marché immobilier qui contraindrait les clients à devoir vendre à un prix inférieur à celui prévu.

Exemple : Un couple souhaite vendre une maison estimée à 250 000 €. À terme, cette somme sera destinée à acquérir une maison plus grande vendue 310 000 €. N’ayant pas encore trouvé acquéreur, le couple a décidé de contracter un prêt relais afin de pouvoir faire une offre sur la seconde maison. La banque a accepté de prêter au couple 60 % du prix de vente de leur logement, soit 150 000 €. Elle redoute en effet que le prix demandé par le couple soit trop élevé.

Contrairement à un crédit immobilier classique, le prêt relais est consenti pour une période de transition. Il est généralement accordé pour une durée de 6 à 12 mois, renouvelable une fois. Soit 12 à 24 mois au total. Autrement dit, les ménages qui contractent un prêt relais ont donc au maximum entre 1 et 2 ans pour revendre leur logement précédent.

Au-delà, que se passe-t-il ? S’il est toujours possible de négocier avec la banque pour faire du prêt relais un prêt longue durée, cette situation peut s’avérer coûteuse. Les professionnels recommandent donc d’anticiper, de ne pas surévaluer son bien et de ne pas contracter de prêt relais si la demande dans la région d’origine est faible, ce qui risque de retarder la vente.

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