Taux obligataires : la remontée aura-t-elle un impact sur le crédit immobilier ?

Avec le retour probable de l’inflation, les taux obligataires sont à leur plus haut niveau depuis un an. Ceux que l’on appelle également les taux d’intérêt à long terme ou les taux des emprunts d’État, ne devraient toutefois pas impacter les crédits immobiliers accordés aux particuliers. En tous cas pour l’instant aux dires des courtiers.

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Les taux des emprunts d’État européens bientôt à nouveau positifs ?

Ces derniers jours, la hausse des taux obligataires a affolé toute la sphère financière. À l’échelle internationale, ce sont les taux américains qui dictent la tendance. Or, les taux à 10 ans ont franchi la barre de 1,5 % jeudi 25 février dernier. Du jamais vu depuis février 2020.

En toute logique, les taux européens ont emprunté le même chemin, à commencer par le Bund allemand ou l’OAT 10 ans côté France. En territoire négatif depuis l’été dernier, l’obligation d’État française s’affichait à -0,06 % le 22 février dernier contre -0,38 % en tout début d’année. Or, il ne faut pas perdre de vue qu’il existe une corrélation évidente entre inflation, taux obligataires et taux des crédits immobiliers. Depuis plusieurs mois, sans inflation et avec un rendement de l’OAT négatif, les taux des crédits immobiliers étaient donc au plus bas. Un retour de l’inflation et une hausse des taux obligataires devraient donc permettre de prédire une augmentation des taux d’intérêt d’emprunt des particuliers à long terme.

Taux des crédits immobiliers : le rôle majeur de l’épargne

Outre les taux obligataires et les taux directeurs de la Banque centrale européenne, les taux des prêts immobiliers dépendent intimement des ressources et des liquidités dont disposent les banques. Or, celles-ci reposent en partie sur les dépôts des particuliers qui se sont fortement accentués avec la crise du Covid-19, sur le livret A par exemple.

En 2020, les Français confinés pendant plus de trois mois, privés de nombreux loisirs et rythmés par les incertitudes économiques, ont massivement épargné. La Banque de France estime ainsi à 130 milliards d’euros le total de l’épargne pour l’année précédente auxquels devraient s’ajouter quelque 70 milliards d’euros en 2021.

Notons également les objectifs commerciaux élevés des banques qui devraient les inciter à continuer à prêter dans des conditions toujours très favorables. Pour rappel, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a publié fin janvier ses nouvelles recommandations, permettant aux banques d’accorder des prêts à l’habitat plus long, avec un taux d’endettement plus élevé.

Une raison de plus pour laquelle les taux des crédits immobiliers ne devraient pas repartir à la hausse rapidement. Si les spécialistes s’accordent à dire que cette tendance sera toutefois inévitable si les taux obligataires continuent leur ascension, difficile pour l’heure de prédire quand.

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